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Mesure antidumping : le Maroc contrattaque le dumping turc

Mesure antidumping : le Maroc contrattaque le dumping turc

Le Maroc a récemment pris une mesure importante pour protéger son industrie nationale contre les pratiques déloyales de certains exportateurs turcs. Le ministère de l’Industrie et du Commerce a publié les résultats préliminaires d’une enquête antidumping sur les importations de fours électriques en provenance de Turquie. Ces résultats ont confirmé les soupçons : il y a bien un dumping de la part des producteurs-exportateurs turcs sur le marché marocain.

L’enquête a été lancée à la suite d’une plainte déposée par les sociétés Deha Electromenager et Sultangaz, qui représentent l’intégralité de la production nationale. Elle a révélé des pratiques commerciales déloyales ayant un impact significatif sur l’industrie locale. Les marges de dumping observées sont alarmantes, atteignant 34,05 % pour le producteur-exportateur de la marque ITIMAT et 71,43 % pour les autres exportateurs turcs. Ces chiffres soulignent l’urgence d’une action pour protéger les intérêts nationaux.

Pour contrer cette distorsion du marché, le ministère a décidé d’imposer des droits antidumping provisoires. Ainsi, un droit de 34,05 % sera appliqué au producteur-exportateur de la marque ITIMAT, tandis que les autres exportateurs turcs se verront infliger un droit de 62,07 %. Cette décision vise à rétablir des conditions de concurrence équitables et à protéger l’industrie nationale.

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L’enquête a également mis en lumière l’ampleur du phénomène. Entre janvier 2019 et juin 2023, les importations de fours électriques en provenance de Turquie ont augmenté de manière significative, exercant une pression à la baisse sur les prix des produits locaux. Cette situation a eu des répercussions négatives sur l’industrie nationale, compromettant sa viabilité à long terme.

Le rapport sur la détermination préliminaire du dumping sera transmis aux parties concernées, qui auront 15 jours pour formuler leurs commentaires et fournir des informations complémentaires. Cette démarche reflète la transparence du processus et l’engagement des autorités marocaines à prendre en compte toutes les perspectives avant de prendre des mesures définitives.

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