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OTAN : 300 000 soldats mobilisables en cas d’escalade avec la Russie

OTAN : 300 000 soldats mobilisables en cas d'escalade avec la Russie

Depuis le début du conflit en Ukraine, les relations entre l’OTAN et la Russie sont devenues de plus en plus tendues. La Russie est accusée de mener des activités hostiles contre les membres de l’Alliance, telles que des cyberattaques, de la désinformation et des sabotages. S’il est clair que la Russie ait nié les accusations, elle a tout de même proféré des menaces à l’encontre des pays européens. En réponse, l’OTAN renforce ses capacités de défense et de mobilisation, une stratégie récemment soulignée par Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Alliance.

Lors d’une réunion à Bruxelles, les ministres de la Défense de l’OTAN ont discuté des moyens de contrer ces attaques russes. Le secrétaire général Stoltenberg a présenté plusieurs mesures envisagées, telles que l’amélioration du partage de renseignements et le renforcement de la protection des infrastructures vitales comme l’énergie et les télécommunications. De plus, des mesures spécifiques visant les agents russes sont à l’étude, démontrant une approche plus stricte face aux tentatives de déstabilisation.

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Ces nouvelles stratégies interviennent dans un contexte où l’OTAN a prévu d’augmenter de manière significative le nombre de troupes rapidement mobilisables depuis l’offensive russe en Ukraine en février 2022. Les engagements pris lors du sommet de Vilnius ont renforcé cette orientation, avec des plans de défense détaillés pour chaque pays membre en cas d’une éventuelle nouvelle invasion russe.

Au cœur des discussions se trouve la capacité de l’OTAN à mobiliser rapidement une force conséquente. Plus de 300 000 soldats peuvent être déployés en cas d’escalade, dépassant ainsi les objectifs initiaux fixés après le début du conflit en Ukraine. Malgré ces préparatifs, l’OTAN doit relever des défis, notamment en ce qui concerne la modernisation de ses défenses anti-aériennes et de ses missiles à longue portée. Ces lacunes pourraient compromettre l’efficacité globale de la réponse militaire de l’Alliance face à une éventuelle agression russe.

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