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Linda : continuer à vivre malgré la maladie

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A 45 ans, Linda a mené un combat incessant d’un an contre la maladie. Aujourd’hui en rémission, elle reste consciente qu’elle n’en a pas totalement fini avec le cancer du sein mais met un point d’honneur à aller toujours de l’avant. Récit d’une amoureuse de la vie.

 » « Une fois que l’on est en rémission, on se retrouve complètement seule, sans suivi » « 

« Il y a aujourd’hui un peu plus d’un an, mon médecin m’annonçait que j’étais atteinte d’un cancer du sein. Nous étions début juillet. Tout s’est passé très vite. J’ai annulé mes vacances et quelques jours plus tard, j’étais hospitalisée. Face à cette épreuve, j’ai eu de la chance : la maladie n’en était qu’à son stade initial. J’ai dû me faire retirer la tumeur mais j’ai pu garder mon sein. J’ai ensuite enchaîné avec la chimiothérapie qui a été une véritable horreur : j’ai eu des vomissements extrêmement violents, des coups de fatigue, j’ai perdu mes cheveux…

Une humanité insoupçonnée

Tout au long du traitement, j’ai été suivie par un personnel médical d’une humanité incroyable. J’ai été surprise de découvrir des gestes auxquels je ne m’attendais pas dans le milieu hospitalier : les infirmières n’ont jamais eu peur de me tenir la main, de me caresser le visage… Là encore, j’ai été très chanceuse.

J’ai bizarrement eu plus de mal à me confronter à la guérison. Une fois que l’on est en rémission, on se retrouve complètement seule, sans suivi. Après un grand moment de joie, j’ai accusé un méchant coup de blues. Je m’étais battue pendant un an contre la maladie et voilà que du jour au lendemain, je n’avais plus rien contre quoi me battre. C’est mon médecin traitant qui m’a alors soutenu : il m’a appris que je décompensais, m’a conseillé de prendre des antidépresseurs. Cette forme de dépression est visiblement courante, mais personne ne m’en avait parlé.

Continuer à avancer

Qu’est-ce qui m’a fait tenir ? Ma famille d’abord. Ma première réaction à l’annonce de la maladie fut : ‘Pourquoi moi ?’… Ma deuxième pensée est allée directement à mes enfants : Comment leur annoncer ? Mes trois garçons avaient 13, 15 et 17 ans et il était hors de question de leur mentir… Après le premier choc, j’ai eu l’impression qu’ils vivaient ma maladie comme une parenthèse, ils ont continué à avancer dans leur vie tout en m’apportant leur soutien. Cela m’a aidé à aller de l’avant moi aussi.

Reste que pendant cette année, j’ai eu l’impression qu’ils réagissaient physiquement à mon cancer : le plus grand à enchaîner les grippes et les rhinopharyngites ; le plus petit a fait de l’eczéma, se plaignait de maux de ventre. Mes parents, quant à eux, se sont effondrés, avant de m’étonner. Ma mère a été présente à chaque étape de la maladie. Elle qui vivait dans le Sud venait à Paris avant chaque séance de chimiothérapie. Elle cuisinait pour toute la famille pendant plusieurs jours, m’accompagnait à l’hôpital. C’est aussi elle qui m’a aidé à accepter ma nouvelle image…

 

Photo d’illustration

 

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