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Un trafiquant condamné à 48 mois d’emprisonnement et 3.500.000F



Le tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah a condamné hier un trafiquant pour détention sans permis, transport et tentative de commercialisation d’une peau de léopard et 3 peaux de crocodiles, des animaux intégralement protégés, à 48 mois d’emprisonnement dont 12 fermes. Il est sommé de payer à l’État béninois 500.000F d’amende et 3.000.000 FCfa de dommages-intérêts.

Un trafiquant de peaux d’animaux doit subir une peine privative de liberté de 12 mois et 36 mois assortis de sursis. Ainsi en a décidé le tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah hier à l’encontre de ce trafiquant arrêté à Comé le mercredi 13 février dernier. Cette décision sonne comme une alerte aux autres personnes qui nourrissent l’intention de s’adonner à ce trafic illicite des produits de faune. La protection de la faune béninoise et celle de la sous-région est l’affaire de tous les acteurs impliqués dans la lutte contre la criminalité faunique. Le tribunal de Ouidah vient de jouer sa partition qui certainement encourage le gouvernement et remonte le moral des activistes qui travaillent au quotidien pour la sauvegarde des espèces menacées d’extinction. Il urge que les autres acteurs prennent aussi les taureaux par les cornes afin d’accompagner le régime de la rupture dans la protection des espèces en voie de disparition.

Outre les conventions internationales telles que la CITES, le Bénin dispose d’une loi spécifique dont l’application est un véritable outil de lutte contre la criminalité faunique. Il s’agit de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Les activistes ne cessent de plaider pour qu’elle soit rigoureusement appliquée. Ainsi, avec la collaboration technique du programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-Bénin), la lutte contre la criminalité faunique ne peut être un vain mot.

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Fraternité ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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