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Recrudescence des vols à main armée : Renforcer le dispositif sécuritaire et revoir la stratégie

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Recrudescence des petits vols à main armée au Bénin. Il n’y a pratiquement de jour où les divorcés sociaux ne fassent parler d’eux dans un braquage, avec à la clé des victimes grièvement blessées ou sans vie, et le butin emporté. La situation semble échapper aux éléments de la police républicaine.

Plus de jour sans que les échos des braquages sanglants, à pistolet ou à machette ne parviennent d’une ou plusieurs localités du pays. La situation est davantage inquiétante dans la commune d’Abomey-Calavi notamment à Cococodji, Cocotomey, Hêvié, Cotonou, Sèmè-Podji et à Parakou. De jour comme de nuit, les hors-la-loi agressent, charcutent ou tuent tout ce qui leur résiste sur leur passage. En définitive, ce sont de pauvres citoyens qui sont les gros perdants de ces barbaries. Des cas de vol de motos par ci, des dépossessions d’importantes sommes d’argent par-là, des cambriolages avec ramassage de portables, d’équipements électroménagers…, Comment des chenapans peuvent-ils défier à ce point les hommes en uniforme, c’est-a-dire tout le dispositif sécuritaire mis en place par des professionnels rompus ? Même si l’on convient qu’il n’existe  pas d’insécurité zéro, il y a quand même lieu de se pencher sur ce qui se passe dans le pays ces derniers mois. Que de voyous partent opérer à plusieurs dizaines de kilomètres de leur refuge, bien armés, et s’y replient après leur forfait avec le butin et tout l’arsenal de braquage sans qu’ils ne rencontrent de patrouille ou de fouille soudaine sur tout le trajet, c’est impensable voire inadmissible. Pourquoi la police républicaine ne doit être toujours une force efficace que plusieurs jours ou semaines après les forfaits. Autrement dit, pourquoi doit-elle jouer le sapeur-pompier au lieu d’être préventive ou réactive ? Quand des malfrats avouent devant des policiers qu’à leur compteur ils ont déjà arraché plus de 100 motos et fait des dégâts incommensurables sur leur passage, est-ce une fierté pour ces agents de l’Etat ? Non, au-delà de la question de collaboration qu’on met souvent devant pour se dédouaner, il urge que le ministre de la sécurité publique, Sacca Lafia et le Directeur général de la police républicaine, Nazaire Hounnonkpè repensent et renforcent le dispositif pour qu’il soit plus prompt. Si cela passe par la motivation des agents, l’on ne doit guère lésiner sur les moyens. Car, une mission, des hommes mais aussi les moyens. La démission des chefs de leurs postes, comme sanction suite à un braquage perpétré dans une zone, ne semble pas être la solution au phénomène. La preuve, cela n’a jamais réveillé un mort ou réparé les préjudices de ces actes de délinquance. Il faut plutôt attaquer le mal à la racine.

 

Mike MAHOUNA

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Matin Libre ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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