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Préservation de la paix en période électorale : Quid du rôle des médias…



Le Bénin traverse une impasse. La situation socio-politique est des plus inquiétantes. Qu’on nous traite de mauvais augure soit. Mais, n’en déplaisent aux pêcheurs en eau trouble, le ver est dans le fruit. La paix sociale est menacée. Et, les signes avant-coureurs sont manifestes. Le brouhaha qui entoure les législatives, ajouté à la misère ambiante des Béninois enfonce davantage le clou. La marée humaine observée lors de la marche de l’opposition le 11 mars dernier interpelle les consciences et appelle chaque Béninois, quel que soit son secteur d’activité, à jouer son rôle de citoyen épris de paix. Dans le lot, nul n’ignore, en effet, le pouvoir de la presse dans la préservation de cette paix-là. Ces médias traditionnels, notamment, la télé et la radio y jouent un rôle prépondérant combien apprécié chaque fois qu’au Bénin, les élections doivent se tenir, ou les acquis démocratiques sont mis en mal et l’on frôle le pire. Les clips, les chansons prônant la paix, la concorde, le pardon, le dialogue, inondent alors les antennes et tournent en boucle. Le but  étant d’éveiller en chaque partie, l’amour de la patrie, le consensus, l’héritage à laisser aux générations d’après, etc. On a encore en mémoire, ces cris de cœur chantés de Vivi l’internationale, Stan Tohon, Sagbohan Danialou. Des messages tels que ‘’La paix n’est pas un vain mot ; la paix est un comportement’’, ‘’Aimons-nous les uns les autres’’, ‘’Fifa’’ (paix) y sont véhiculés. Le message de paix laissé en héritage par feu Monseigneur Isidore De-Souza au cours de la conférence des forces vives de la nation de février 1990, «Plaise le ciel qu’aucun bain de sang, qu’aucun bain de sang ne nous éclabousse et ne nous emporte dans ses flots» revenait sans répit. Seulement, depuis que les nerfs s’échauffent au 229, que des mouvements d’humeur sont observés de part et d’autres avec à la clé des morts et des blessés, l’audio-visuel semble avoir oublié son rôle. C’est à croire que les supports ont disparu. On craint peut-être de révéler au monde que le Bénin va mal. Mais, «On ne peut cacher sa nudité à la douche quand on veut y prendre son bain». Il vaut mieux exposer la plaie de peur qu’elle ne pue. Quitte à trouver des spécialistes d’où qu’ils viennent pour éviter l’hécatombe. Dans ce jeu, l’intérêt général doit être privilégié. La braise de la vengeance couve sous la cendre amassée et se transformera en flammes dévastatrices dès qu’elle sera attisée par le vent de l’inconséquence, a dit quelqu’un. Et l’inconséquence ici, médias, serait de ne pas jouer le rôle qui est le vôtre.

Cyrience KOUGNANDE

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Matin Libre ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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