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Maxime da CRUZ défend l’Université, sa gouvernance et appelle à la mobilisation

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Conforté par la décision DCC 18-099 du 19 avril 2018, de la Cour constitutionnelle qui donne carte blanche à l’Université d’Abomey-Calavi dans les réformes tendant à insérer la maitrise de la langue anglaise dans le cycle doctoral, le Recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, Professeur Maxime da Cruz aborde le sujet   avec assurance. Il explique ce que relève la décision rectorale, l’importance de la langue anglaise dans le domaine scientifique, notamment les dispositions prises pour assurer un meilleur suivi des établissements privés agréés par l’Uac pour délivrer les attestations d’anglais.  Saisissant l’occasion de son entretien avec la presse le vendredi 8 juin 2018 dernier, le Professeur Maxime da Cruz répond sans tabou à toutes les questions, même celles qui fâchent : la présence permanente des forces de sécurité à l’université, les résidences universitaires en ruine, le dialogue avec les organisations estudiantines et les syndicats, la révision du calendrier universitaire après les nombreuses grèves, sa gouvernance de l’Uac depuis six mois qu’il est aux commandes ainsi que les réformes qui entrent dans le cadre de la dynamisation du système académique. Lisez plutôt

L’Evénement Précis : Vous avez pris le 14 février 2018, la décision rectorale qui confirme celle de votre prédécesseur et qui exige une compétence en anglais aux étudiants désireux de s’inscrire en année de master ou de thèse. Quel est  l’esprit de cette décision ?

Prof.  Maxime da Cruz : Dans les réformes, il faut toujours mettre en place des dispositions qui aident les gens à aller de plein pied dans la réforme. Quand la décision a été prise, nous n’avions pas voulu bousculer les étudiants dans leurs habitudes. A l’époque, il suffisait que l’étudiant nous apporte la preuve qui est une attestation d’inscription en anglais mais chacun de nous savait que ce n’est pas suffisant. La décision qui a été sortie vient pour dire aux gens que nous avons passé l’étape de présentation d’une simple fiche d’inscription. Il faut qu’on ait  une attestation de compétence en anglais. Nous assumons la responsabilité de cette décision. Si on a dû l’introduire à nouveau, c’est pour dire aux étudiants qu’on a besoin de la preuve de leur compétence en anglais, dans la constitution de leurs dossiers. Il ne suffit plus de présenter une fiche d’inscription dans une école qui forme en anglais.

Votre décision fait l’objet d’une grande polémique au point d’être déférée devant la Cour constitutionnelle qui a rendu sa décision, DCC 18-099 du 19 avril 2018, suite au recours d’un citoyen qui l’a saisie.   QU’en dites vous ?

Je suis satisfait de la décision de la Cour constitutionnelle qui aurait pu aller dans un autre sens. Je salue les sages de la Cour constitutionnelle pour avoir dit simplement que la décision de l’UAC n’est pas contraire à la constitution, contrairement à ce que pensent certains de nos compatriotes, mêmes des enseignants. Les réformes suscitent d’abord des réserves et des oppositions. Ceux qui prennent la décision ont le devoir de l’expliquer. Et laissez-moi vous le rappeler, nous avons fait ce travail pendant des mois.

Il faut donc comprendre que l’anglais est obligatoire pour le cycle doctoral ?

La présentation d’attestation de compétence en anglais est l’une des pièces du dossier que l’on introduit pour demander à s’inscrire en master ou en doctorat. J’ai lu dans la presse que la Cour a imposé l’anglais. La décision de compétence pour être inscrit en cycle 2 et cycle 3 a été prise par l’Université d’Abomey-Calavi. La Cour a juste confirmé la conformité de la décision du rectorat par rapport à la Constitution. Nous devons nous conformer au monde dans lequel nous sommes. Dans le monde scientifique, l‘anglais, jusqu’à l’instant où je vous parle, est incontournable. En Chine, on parle anglais et peut-être que dans quelques années, le mandarin va prendre le dessus. Beaucoup de scientifiques apprennent le chinois. Il suffit de suivre les conférences de l’Institut Confucius pour se rendre compte que des américains et bien d’autres apprennent le chinois. Nous sommes dans un monde dynamique où tout change. Aujourd’hui, c’est l’anglais et  vous ne pouvez pas prendre part à une activité internationale, dans le domaine scientifique, si vous n’êtes pas capable de comprendre l’anglais. Vous vous sentirez isolé. Même en France, il y a des conférences qui s’animent et la langue de travail est l’anglais.

Mais au secondaire, les enseignements en anglais sont bâclés. Quand on prend 10 élèves qui ont eu leur baccalauréat, il n’est pas évident qu’on trouve un qui parle couramment l’anglais. Si déjà il y a cette ambiguïté, comment pensez-vous que les étudiants puissent valoir leurs acquis en anglais ?

Cette question nous interpelle et c’est valable pour ce qui concerne le français. Dans notre système éducatif, celui qui est en classe de sixième fait sept ans de formation en langue anglaise. Mais, en prenant le cas de nos compatriotes qui vont faire des études à l’étranger, dont la Chine, ils ont pu développer des compétences en chinois qui leur permettent de suivre des conférences internationales en chinois. Ceci, grâce aux cours de formation et au bain linguistique. C’est pareil pour ceux qui ont fait des études dans l’ex-URSS. On peut amener des gens à développer des compétences, au niveau pédagogique, avec un équipement adéquat. C’est une question de qualité de la formation. En anglais, comprendre la grammaire et répondre aux questions du professeur est une chose et pouvoir s’exprimer en toute fluidité en est une autre. On ne peut le faire dans certaines conditions. Il faut permettre aux gens de rentrer dans le bain linguistique. C’est le cas des nigérians et ghanéens qui viennent au Bénin pour apprendre la langue française. Non seulement, ils étudient avec tous les équipements qu’il faut mais, on les envoie aussi dans les familles où ils sont obligés de ne parler que la langue française.

Comment ont été identifiés les deux centres privés de formation reconnus et autorisés par l’Uac pour former les étudiants en anglais ?

Il y a eu des oppositions. Même dans mon département, où on fait des cours d’anglais dans tout le cycle. Arrivé en cycle de licence, on fait le séminaire d’anglais de spécialité afin que les étudiants maitrisent les termes propres à notre discipline. Mais, cela ne suffit pas. Si vous voulez avoir des connaissances scientifiques, vous avez l’obligation de savoir lire au moins l’anglais, à défaut de parler avec fluidité l’anglais. Chacun de nous donne des cours d’anglais et nous nous rendons compte des limites. Il y a d’autres facteurs qui interviennent,  notamment le nombre d’étudiants et l’existence des centres d’enseignement de la langue anglaise. On ne peut pas contester une attestation du Centre culturel américain mais, l’institution de l’Uac, qui forme en la matière,  c’est le Cebelae. Nous avons créé tout récemment un service qui fait de la traduction. Mais, pour mettre tout le monde au même degré de compréhension, le vice-rectorat chargé des affaires académiques  a mis en place une commission constituée des collaborateurs du Service des études et de l’orientation universitaire (Seou), associée aux acteurs du service de traduction et des enseignants d’anglais, qui ont élaboré une grille d’évaluation et visité plusieurs centres pour voir si le cadre de travail est adéquat au centre de formation, l’équipement qu’ils disposent et les ressources humaines. Mais, nous nous sommes fondés essentiellement sur le cadre infrastructurel et les équipements qu’ils disposent. C’est sur cette base qu’on a choisi les structures qui peuvent délivrer les attestations en anglais. J’informe aussi ces centres qu’il y aura des visites inopinées pour inspecter ces endroits pour nous assurer que les critères de qualité qui ont fondé leur sélection sont toujours présents.

Pourquoi n’avoir pas opté pour un appel à candidature ?

Nous avons choisi mettre une commission sur pied parce que nous étions en face d’attestations d’institutions. Au niveau de l’Uac, nous avons déjà eu une structure qui ne peut pas encadrer à elle seule,  ceux qui attendent pour se faire former en anglais.

Quel sera le mécanisme de suivi de cette commission ?

Il faut que le cadre soit adéquat pour la formation, s’assurer que le matériel est disponible pour la formation et s’il y a une baisse à ces niveaux, nous allons revenir sur la décision et arracher l’agrément à cette structure. Nous devons avoir la culture du suivi et de l’évaluation. Le suivi et l’évaluation sont des critères d’assurance et de qualité.

Que deviennent alors les étudiants qui ont fait le département d’anglais ?

Ces étudiants ne sont pas tous au même niveau. Il y en a qui se débrouillent très bien et c’est le lieu de les féliciter et féliciter aussi leurs encadreurs. On ne peut pas donner carte blanche à tout le monde. Ces étudiants seront testés afin de prouver qu’ils ont un certain niveau en anglais. Lorsque vous allez faire une formation au Cebelae, on vous teste d’abord dans le but de savoir le groupe dans lequel vous pouviez rester. Si vous sortez la preuve que vous avez les compétences minimales, on peut attester et vous permettre de suivre une formation en master.

Qu’en sera-t-il des attestations délivrées par le Centre culturel américain ?

Je vous rassure que ces attestations ne feront l’objet d’aucun rejet. C’est une formation de qualité qui se fait là-bas et beaucoup d’institutions devraient s‘inspirer de leur mode de fonctionnement.

Quelle crédibilité donneriez-vous aux résultats du mécanisme de suivi et d’évaluation ?

Je fonctionne sur la base de confiance. Si je vous confie une tâche, je n’ai pas besoin de douter de vous à moins que vous ne m’apportiez la preuve du contraire. Mais, j’ai un devoir de vigilance qui fait que nous allons varier les commissions. Ceux en qui nous avons confiance respectent le cahier de charges.

Quels sont les étudiants concernés par cette décision ?

Tout étudiant qui veut s’inscrire en master ou en doctorat, a besoin d’apporter les preuves de sa  connaissance en anglais, et on ira plus loin. A un moment donné, l’attestation ne suffira plus et il y aura un entretien. Dans le processus de recrutement des jeunes docteurs en cours, il y a qu’un jury est là pour vérifier les compétences en anglais du futur assistant qui désire son recrutement dans l’enseignement supérieur. Nous avons pris la mesure de l’importance de la langue anglaise dans le monde scientifique.

Les grèves sont terminées à l’Université d’Abomey-Calavi. Le gouvernement a prolongé l’année scolaire. Qu’en est-il de l’année académique ?

L’année académique va aussi être prolongée, compte tenu des moments passés sans activités. Tous les chefs d’établissements vont se réunir mercredi prochain pour se pencher sur la question. Il faut évaluer le niveau d’évolution de chaque entité et indiquer le nouveau calendrier qui va être celui de l’Uac.

Le souci majeur de l’ancienne équipe à laquelle vous aviez appartenu est de normaliser l’année académique. Etes-vous dans le même schéma ?

La normalisation de l’année académique est un important critère de performance. Ce qui se passe chez nous défie le non-sens. Ce n’est pas normal pour une université de continuer, jusqu’à l’heure où nous parlons, d’enregistrer les inscriptions. Nous avons l’obligation de travailler à ce que la normalisation arrive mais, tous les paramètres ne dépendent pas de nous. C’est le cas des grèves. Chacun de nous peut, s’il estime que les conditions sont réunies,  protester et la grève fait partie des moyens de protestation dont les gens disposent. Mais, nous devons travailler pour qu’il y en ait de moins en moins. Il faut travailler à ce que les  conditions qui conduisent à ces genres de protestations soient réglées. C’est le moment de remercier les collègues enseignants qui ont arrêté leur mouvement de grève, en premier. Nous remercions aussi les étudiants qui ont pris la responsabilité d’aller dans ce sens. Tous les problèmes ne sont pas réglés mais, il faut savoir identifier les solutions adéquates pour régler les problèmes.

Au regard de la note prise pour mettre fin aux inscriptions, pourriez-vous nous dire le nombre d’étudiants déjà enregistrés ?

Nous sommes déjà à 90.000 préinscrits et moins de 70.000 validations. Vous remarquez qu’un bon nombre d’étudiants n’a pas encore validé leurs inscriptions. Nous avons fermé le guichet mais, nous faisons face à des situations qui nous amènent à faire du social. Sur ce point, j’ai interpellé les acteurs notamment ceux de la  Fneb à mettre fin aux inscriptions afin de permettre à la commission en charge de l’attribution des allocutions de faire son travail. Ceux qui n’ont pas validé leurs inscriptions ont choisi perdre l’opportunité de recevoir les allocations. Ils ont intérêt à faire vite, car la commission n’attendra pas éternellement. Les bourses accompagnent les étudiants et étudiantes dans leur cursus. C’est déjà anormal qu’en plein mois de juin, on en parle toujours. Il faut faire vite pour permettre à l’étudiant qui doit bénéficier d’allocation de pouvoir  satisfaire ses besoins.

Déjà six mois que vous êtes à la tête de l’Université d’Abomey-Calavi. Que peut-on mettre à l’actif de votre mandature ?

Nous sommes dans une institution où le travail est permanent. Il y a du boulot et nous n’avons pas le temps pour célébrer un bilan. Mon avantage a été que j’ai appartenu à une équipe. Je connais les problèmes de la maison. A partir du feed-back que nous avons reçu de notre communauté, nous avons attaqué un certain nombre de problèmes assez importants. Le problème important pour les entités est la mise à disposition de ressources financières pour fonctionner, et nous n’avons fait que ça. Même jusqu’à hier, j’ai signé des chèques pour que certaines entités fonctionnent puisque les ressources viennent d’elles. Nous avons voulu nous rattraper pour revenir à la normale.

Vous avez placé votre mandature sous le sceau de la restauration des valeurs et du travail bien accompli. Avez-vous l’impression de rester fidèle à votre engagement quand vous preniez les rênes de votre prédécesseur ?

L’une des premières choses que j’avais dite était liée au redéploiement du personnel. Les gens n’y croyaient pas mais, le personnel a été redéployé. Nous observons ceux à qui de nouvelles responsabilités ont été confiées et, nul n’est irremplaçable. Nous avons dit que personne n’a de titre foncier sur un poste. Dans la fonction publique, on sert partout où besoin sera en fonction de votre profil. Il y avait une méthode qui consistait à féliciter les agents les plus méritants. Nous avons, à ce niveau, pris la décision de les identifier deux fois dans l’année et tout dernièrement, les agents modèles ont été récompensés. Et il en sera ainsi. Nous avons aussi pris la décision de féliciter les agents spécialement modèles. Nous passons dans les bureaux et rencontrons des gens parmi lesquels se trouvent des modèles dans la rigueur et l’application au travail, dans le service à la communauté, qui ont besoin de reconnaissance de leur entité. Il faut remercier ceux et celles d’entre nous qui se font remarquer par leur valeur éthique, la qualité du travail qu’ils font. Il faut le faire pour que cela impacte l’ensemble de la communauté et c’est une façon de les encourager à aller plus loin.

Monsieur le recteur, que pensez-vous de la décision de votre ministre de tutelle qui consiste à ne plus autoriser les Epes à  donner les mêmes  formations que l’Enam ?

Chaque pays s’organise sur les bases qui lui sont propres. Lorsqu’on autorise une entité à former dans un domaine, c’est une sorte de délégation de pouvoir. L’autorité qui délègue le pouvoir a non seulement le droit de suivre mais d’apprécier. Pour le cas de l’Enam, l’école a été créée pour former les cadres dont l’administration publique a besoin. Il faut chercher à savoir le niveau d’insertion des cadres qui sont formés puisque les parents se plaignent du fait que leurs enfants ne trouvent pas de boulot après avoir été formés. Nous devons être interpellés et avoir comme principe de travail, la possibilité de fermer des filières  qui ne sont plus demandées par la société. L’autorité a des raisons qui ont fondé cette démarche.

Pensez-vous que l’Enam a les ressources qu’il faut pour accueillir éventuellement le nombre d’étudiants désireux de se faire former dans les filières retenues par l’autorité de tutelle ?

L’Enam est l’un des établissements les plus respectés. C’est une école qui a la confiance de pays étrangers. C’est un centre d’excellence. Ce n’est pas parce que mille personnes désirent se faire former en administration qu’il faut tous les former. Où vont-elles servir ? Il faut avoir le courage de dire stop et le faire sur la base d’une analyse de processus.

Les responsables étudiants ont décidé de mettre fin à leur mouvement de grève. Le dialogue continue-t-il entre vous et ces derniers ?

Je reçois régulièrement les responsables d’étudiants. Ma main est tendue. Nous sommes là pour servir et lorsque les gens demandent à nous rencontrer, il faut les écouter. On peut ne pas avoir les mêmes points de vue mais nous avons le devoir de les écouter, d’entendre leurs préoccupations. C’est une question de responsabilité. Le dialogue est permanent.

Vous êtes la première autorité de l’Uac et vous avez une collaboration avec le Cous-Cenou. Quel regard portez-vous sur les bâtiments Hassan II et MK ?

Je suis triste. Je prends l’exemple du bâtiment Kis dans lequel j’ai donné des enseignements dans le cadre de l’introduction du Cebelae. J’ai travaillé là quand j’ai fini ma maitrise. On est triste et malheureux de voir l’état actuel du bâtiment. Pour ce qui concerne le bâtiment Hassan II, je me rappelle que le roi n’a pas attendu la fin de la cérémonie pour s’en aller. Il faut que nous nous préoccupions de la qualité du travail, dans notre manière de fonctionner. Nous devons assurer notre mission de la meilleure des façons puisque c’est  l’image de notre pays qui est projetée. Mais, je puis vous dire que les autorités notamment le ministère de l’enseignement supérieur et celui du cadre de vie ont pris en charge ce dossier, et des décisions fortes vont être prises.

Nous remarquons aussi la présence des forces de sécurité à l’Uac

Je suis le premier à souhaiter le départ des forces de sécurité du campus. Si nous étions capables de régler nos problèmes en adultes et en universitaires, on n’a pas besoin de l’extérieur. Apprenons à régler les problèmes de façon citoyenne. On peut ne pas être d’accord et même s’énerver mais, nul n’a le droit de porter atteinte à l’intégrité des personnes et des infrastructures. La présence des forces de sécurité coûte et pèse sur le budget du rectorat. Ils sont payés par semaine. Pas plus tard qu’hier, on m’a appelé pour un sujet d’agression et la seule force à laquelle je peux recourir est la force de sécurité. Si, quelles que  soient nos différents,  chacun se limite aux arguments, on n’aura pas besoin de forces de sécurité. Je serai même heureux de les voir partir demain.

Que diriez-vous pour conclure cet entretien ?

Je vous remercie pour la démarche. Aujourd’hui, l’anglais est une langue incontournable et je serais heureux que les langues nationales soient aussi portées, comme c’est le cas dans mon département. Je rassure nos partenaires français que ce n’est pas une décision contre la langue française. C’est notre langue de travail et elle continuera toujours à avoir son importance. Mais, nous sommes dans un monde dynamique. Demain, ce sera peut-être le tour de la langue chinoise, russe ou l’allemand mais nous sommes un pays ouvert et l’université est une institution ouverte.

Entretien réalisé par Gérard AGOGNON et Rastel DAN

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Evenement précis ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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