Accueil Société

L’intersyndicale réclame la démission de Marie-Odile Attanasso, la raison

0
L'intersyndicale réclame la démission de Marie-Odile Attanasso, la raison
L'intersyndicale réclame la démission de Marie-Odile Attanasso, la raison

C’est à travers une déclaration en date du 21 mars que l’intersyndicale des Universités nationale du Bénin a réclamé la démission du ministre de l’Enseignement Supérieur. Marie-Odile Attanasso n’est plus apte pour être leur ministre de tutelle estiment les enseignants des Universités nationales du Bénin.

Réunis au sein de leur intersyndicale, ces derniers ont réclamé la tête d’Attanasso.  « Dans le souci de faciliter une sortie rapide de crise, les enseignants du supérieur exigent la démission de madame la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso », peut-on lire dans leur déclaration. L’intersyndicale réclamerait aussi, un message d’excuse à tous les enseignants à qui Attanasso avait adressé une demande d’explication.

Cette déclaration de l’intersyndicale est intervenue suite à l’interdiction de son sit-in du 21 mars passé au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. En effet, les enseignants projetaient ce sit-in dans le but de protester une fois de plus contre cette décision du gouvernement qui suspend l’élection des responsables de facultés et des directeurs d’écoles et instituts des universités nationales du Bénin.

Pour rappel, en septembre 2018, le gouvernement a pris la décision de suspendre l’élection des dirigeants des universités publiques. Sans tarder, les enseignants ont affiché leur opposition contre une telle décision, qui est selon eux, un recul. De ce fait, ils ont organisé le 31 janvier, un sit-in au ministère de l’Enseignement et avait donné un moratoire d’un mois à l’autorité ministérielle pour rapporter cette décision.

Pour les enseignants, « au lieu de prendre des mesures pour mettre un terme à la crise, la ministre multiplie des actes graves qui n’expriment rien d’autre que sa volonté de détruire l’enseignement supérieur public ».  « En effet, alors que l’intersyndicale s’attendait à un signe d’apaisement de sa part après le sit-in du 31 janvier 2019 et l’ouverture du dialogue, madame la ministre a préféré des actes agressifs et la persécution des enseignants du supérieur, à travers des travaux de recensement des manifestants au sit-in du 31 janvier 2019 et des demandes d’explications adressées à une prétendue liste d’enseignants qui sont appelés à justifier leur participation à cette manifestation ».

Du côté de l’intersyndicale,  « si la participation à un sit-in par un enseignant du supérieur vaut demande d’explication, il devient aisé de déduire le but ultime de la suspension des élections dans les UNB (Universités nationales du Bénin Ndlr) : madame la ministre et le gouvernement sont en train de mettre en œuvre leur plan de liquidation des libertés publiques ».

Commentaires Facebook

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here