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La chasse aux « brouteurs » continue en Afrique

La chasse aux « brouteurs » continue en Afrique | Benin Times
La chasse aux « brouteurs » continue en Afrique

La Chasse aux brouteurs est toujours ouverte en Afrique, un continent fortement menacé par la Cybercriminalité. Ce n’est donc pas le moment de se donner du repos dans cette lutte.

La 4ème édition de l’Africa CyberSecurity (ACC) rassemble des experts du numérique à Abidjan, depuis mercredi. Elle est prévue pour durer trois jours. À la fin de la seconde journée, ces experts étaient tous d’accord : l’Afrique est le continent le plus vulnérable à la cybercriminalité ou « broutage ». « Le taux de vulnérabilité des infrastructures numériques est de 83%, laissant une porte ouverte pour pourvoir infecter les équipements« .

C’est l’opinion de James Claude, PDG de Global Voice Group, qui apporte des solutions numériques à des agences de régulation, des banques centrales, en Afrique particulièrement. En Afrique du sud par exemple, 150 millions de dollars sont engloutis chaque année dans la cybercriminalité. 650 millions de dollars au Nigeria et 250 millions de dollars au Kenya. Tels étaient les chiffres officiels libellés au cours de cette rencontre.

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Les participants ont mis un accent particulier sur le rôle de l’État. Celui de renforcer l’investissement dans la formation des jeunes et la création d’universités dans ce domaine. Ce fléau social s’est généralisé. Ce qui a amené le FBI a coopéré avec le Nigeria pour lutter contre ce phénomène.

Résultat, près de 300 arrestations ont été faites. La Côte d’Ivoire et le Nigeria sont les deux pays où la cybercriminalité a le plus pris d’ampleur. Le premier arnaquant, les pays francophones et le second, les pays anglophones. L’Autorité de régulation des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI), soulignait en avril dernier que « 89 brouteurs » ont été arrêtés en Côte d’Ivoire « après 2 860 plaintes ».

73 d’entre eux « ont été déférés devant la justice pour escroquerie sur le net » a rapporté la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC) de la police nationale. La cybercriminalité a également causé un tort estimé à 5,5 milliards de FCFA. 98% des victimes de ce fléau sont en Côte d’Ivoire.

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