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Icc-services: Les impressions de quelques avocats après le verdict

Icc-services: Les impressions de quelques avocats après le verdict | Benin Times

Ça a duré mais ça aurait quand même été utile pour rendre justice. Le procès Icc-Services, après plusieurs passages, plusieurs observations et après avoir écouté les plaidoiries des différentes parties a donné son verdict final, le jeudi 5 Janvier dernier. Et il faut dire que cela enchante quelques uns des avocats.

La fin du procès icc-services sanctionné par la décision de la cour présidée par Cyriaque Edouard Dossa est un motif de soulagement pour tous les avocats à ce procès. Appréciant la décision de la cour,  les avocats aussi bien des accusés que ceux de la partie civile ont unanimement exprimé leur satisfaction de voir le procès aboutir à une décision de la cour. Nous vous présentons ci-dessous la réaction de quelques avocats après la décision du président Cyriaque Edouard Dossa.

L’impression des avocats après le verdict: 

  • Me Hervé Gbaguidi: avocat de la défense (des accusés)

« A mon sens, à mon humble avis, la cour a répondu à toutes les demandes formulées par la défense; dès lors, je n’ai aucune raison d’aller à la cassation » a affirmé Me Gbaguidi, conseil des accusés. Concernant ses clients (Guy Akplogan, Emile Tégbénou, Pamphile Dohou et Clément  Sohounou) qui ont été condamnés à dix ans d’emprisonnement et qui vont devoir faire encore un an et demi pour recouvrer leur liberté, Me Hervé Gbaguidi entend  utiliser les méandres du droit pour que bientôt eux aussi puissent recouvrir leur liberté. C’est donc un sentiment de satisfaction qu’il éprouve après le verdict de la cour.

  • Me Agathe Affougnon Ago: avocat de la partie civile (association des victimes)
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Le verdict rendu par le président de la cour de répression des infractions économiques et du terrorisme est un motif de soulagement pour Me Agathe Affougnon Ago qui a défendu  ceux qui sont venus porter la voix de toutes les victimes de icc-services.

« ...C’est vrai que dans un procès, les parties formulent des demandes et le juge apprécie au regard d’un ensemble d’éléments; principalement la loi, les faits et d’autres circonstances » indique-t-elle.

De ce point de vue, poursuit-elle, c’est une décision qui semble être un échec mais pour moi ne l’est pas. A l’en croire, c’est la première fois dans l’histoire du Bénin que l’association de consommateurs intervient dans un procès. Selon elle, il y a toujours un espoir de remboursement pour les victimes qui n’ont pas pu intervenir dans le procès car estime-t-elle à écouter le juge, le procès n’est pas totalement fermé.

  • Me Abou Salomon: avocat de Michel Agbonon

Si l’acquittement de son client est un motif de satisfaction pour lui, ce qui le réjouit le plus est la tenue du procès. Sa joie aurait pu être complète, indique-t-il, si tous les accusés avaient recouvré leur liberté.

 » Mais la grande satisfaction c’est que le procès ait eu lieu  parce qu’on ne peut pas rester en prison sans savoir le sort qui vous ai réservé… » affirme-t-il

Pour lui, le grand intérêt de ce procès est qu’il ait pu se tenir et un jugement rendu.

  • Me Olga Anassidé: avocat de l’Etat
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A en croire Me olga Anassidé, toutes les conditions n’étaient pas réunies et que la demande ne pouvait pas être reçue ; mais « nous avons débattu chaudement; affirme-t-elle; et la cour a donné raison à l’Etat béninois. C’est vrai que de ce procès on peut retenir que les comportements de ceux qui incarnent l’Etat  peuvent dans des conditions bien définies engager l’Etat.  Mais dans ce dossier, précise-t-elle, la caution de l’Etat devient effective lorsque la structure a reçu l’agrément pour exercer une activité de banque.

  • Me Alain Orounla: avocat des victimes

La tenue du procès est sa première satisfaction. Mais la satisfaction de ses clients, explique t-il, c’est qu’une décision de justice a été prise contre les accusés. « On a admis qu’il s’est passé quelque chose de pas normal » précise-t-il. Pour lui, les victimes sont satisfaites parce qu’elles ont été prise en compte par la justice qui a reconnu officiellement qu’il y a un préjudice subi par des citoyens.

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