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Grégoire Ahizimé déplore l’inaction du régime Yayi avant l’éclatement du scandale

Bénin/Justice:

 Grégoire Ahizimé déplore l’inaction du régime Yayi avant l’éclatement du scandale

 

A la barre ce vendredi 4 janvier 2019, 10è jour du procès Icc Services, Grégoire Cocou AHIZIMÉ, coordonnateur de la cellule de surveillance des structures financières décentralisées au moment des faits et Louis BIAOU, coordonnateur actuel de la cellule de surveillance  des structures financières décentralisées ont fait des révélations qui accablent le régime du président Boni Yayi. A les en croire, il n’y a plus l’ombre d’un doute, le gouvernement Yayi était informé de l’existence de Icc Services avant son éclatement.

« Je crois avoir accompli toutes mes obligations dans ce dossier Icc services vis-à-vis de la République, vis à vis de mes supérieurs hiérarchiques, et vis-à-vis de la population. Si les propositions que j’ai faites à mon supérieur en la personne de mon ministre étaient prises en compte, cela pourrait dissuader les promoteurs et les obliger à arrêter ». C’est par ces mots que le  coordonnateur de la cellule de surveillance  des structures financières décentralisées au moment des faits a laissé entendre qu’il avait averti les autorités béninoises de l’existence d’une telle structure. De son côté, Louis BIAOU, coordonnateur actuel de la cellule de surveillance  des structures financières décentralisées a révélé que de janvier 2009 à juin 2010, 18 fiches ont été envoyées au ministre de l’économie et des finances pour alerter sur Icc Services.

Mieux, Grégoire Cocou AHIZIMÉ estime avoir fait des propositions concrètes susceptibles de dérouter ou d’arrêter les promoteurs de ce scandale financier. Toutefois, il déplore le fait que ses propositions et avertissements n’ont pas été pris en compte. « Quand je parle avec le ministre des finances Daouda à deux, il montre la volonté d’agir mais quand on se sépare, c’est totalement autre chose qui s’observe. Même au palais, les propositions que j’ai eues à faire aux conseillers du président de la République étaient de nature à maîtriser la situation et arrêter la saignée. Les deux conseillers en question sont feu Professeur Amoussouga et Aguessi », a fait savoir Grégoire Cocou AHIZIMÉ. Dans la même logique, il affirme ne pas comprendre l’inaction du gouvernement Yayi qui, à l’en croire, n’a pas eu une réaction prompte. « Généralement, quand on envoie une fiche au ministre des finances pour dénoncer un cas de structures illégales, la réaction est toujours prompte mais je ne sais pas ce qui s’est passé pour le cas Icc Services. Je me suis rendu compte que je ne suis pas accompagné par le gouvernement dans ce dossier », va-t-il déclarer.

Abondant dans le même sens, Louis BIAOU, coordonnateur actuel de la cellule de surveillance des  structures financières décentralisées a confié à la barre que les propositions de Grégoire AHIZIMÉ avait faites à l’époque était un travail bien fait. « Je peux dire que ce procès va nous aider à limiter les risques que nous prenons dans l’exercice de notre mission. L’un des problèmes majeurs de cette crise est le manque de synergie entre les différents acteurs de la chaîne qui devrait arrêter la saignée », a regretté l’actuel coordonnateur actuel de la cellule de surveillance des structures financières décentralisées avant de conclure que le gouvernement Yayi qui devrait mettre les différentes structures en synergie a failli.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Pharaons ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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