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Education 2018, le gâchis !

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KALEIDOSCOPE 2018

Bénin/Education

2018, le gâchis !

Boris VIGAN

Le secteur de l’enseignement public, à l’instar de plusieurs autres de la fonction publique, a été émaillé en 2018 de grèves aussi anachroniques que fantaisistes. De l’aveu même de plusieurs syndicalistes, les enseignants ont tellement fait grève qu’ils ont fini par ne plus savoir quelles revendications en étaient finalement à l’origine. On a enregistré jusqu’à quatre de grève sans service minimum. La principale conséquence de cette situation inique a été ressentie lors des examens de fin d’années. Des résultats catastrophiques, un naufrage collectif indigne d’un pays naguère appelé ‘’le Quartier latin de l’Afrique’’. 2018 a été manifestement une année noire pour les apprenants du secteur publique. Une année qui ne sera pas sans répercussions sur leur avenir.

L’école béninoise est malade depuis de longues. Malade de son système, mais surtout de ses acteurs. Mais depuis Avril 2016, avec la gestion des affaires publiques par le régime de Patrice Talon, de grandes réformes ont été mises en place. A peine les premières retombées ont commencé à se faire sentir que les acteurs du système l’ont faite rechuter. Avec la succession des mouvements de débrayage (plus de quatre mois sur les neuf que compte l’année scolaire, congés y compris), elle s’est finalement retrouvée dans le coma en 2018.

64,44% en 2018 contre 65,15 % en 2017 à l’examen du CEP ; 28,63% en 2018 contre 50,56% en 2017 au BEPC et enfin 33,43% en 2018 contre 41,76% en 2017 au baccalauréat. Ainsi se présente le tableau comparatif des résultats des examens de fin d’année au Bénin en 2017 et en 2018. A tous les niveaux, on observe des baisses allant parfois presque de 50% de taux de réussite au BEPC. Pour les acteurs du système, la principale cause de ce naufrage est connue de tous. Antoine Adoukonou, économiste et enseignant, avance que  « les grèves cycliques constituent  la cause majeure de l’état du système éducatif ». Il est évident pour lui, que les débrayages des syndicats d’enseignants ne font pas bon ménage avec la stabilité et la performance du secteur. Au-delà des propos subjectifs et partisans, Antoine Adoukonou estime que les principaux acteurs intervenant dans le secteur éducatif doivent ramener la balle à terre, se regarder en face et se poser les vraies questions, celles qui handicapent et effritent le système éducatif béninois.

Par ailleurs, ces massifs taux d’échec aux différents examens constituent un frein à l’épanouissant des apprenants. L’échec est sociologiquement un facteur inhibant pour le développement normal des écoliers et élèves. Ceux qui échouent aux examens ont un sentiment de honte et sont parfois stigmatisés. Ces facteurs contribuent aux abandons des cours qu’on observe souvent. Et cela ne peut que mettre à mal les efforts du Gouvernement pour assurer une éducation de qualité à tous les enfants. Ces derniers sont l’avenir et la relève de demain. Et ces faibles taux de réussite aux examens ne va certainement pas les motiver à persévérer. Les enseignants ont une lourde part de responsabilité dans cette situation. 2018 aura à tous points de vue une année gâchée pour le secteur éducatif.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Pharaons ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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