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Djogbénou met fin à 5 ans d’incohérences et d’errements de la Cour Holo

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KALÉIDOSCOPE 2018

Bénin/Justice Constitutionnelle

Djogbénou met fin à 5 ans d’incohérences et d’errements de la Cour Holo

Iris AGOLI-AGBO

La mandature de la Cour Constitutionnelle présidée par le professeur Théodore Holo fut l’une des plus houleuses de la jeune histoire démocratique du Bénin. Installée en 2013 sous le régime de l’ancien président Boni Yayi, elle a été également celle qui a été la plus critiquée et la plus controversée ; même si ses décisions sont sans recours et s’imposent à tous. Régulièrement, Holo et les six autres sages se sont dédits dans leurs différentes décisions. En 2018, le jeune avocat  professeur est venu mettre un terme à cinq ans d’incohérences par son élection en Mai à la tête de l’auguste institution.

 

 

 

La Cour constitutionnelle est le garant du respect de la Constitution du 11 Décembre 1990 et des libertés publiques. Théodore Holo aura passé au total dix ans au sein de la plus juridiction du pays en matière constitutionnelle. Pendant ces deux mandat de 5 ans, dont l’un en qualité de président de l’institution, l’ancien Ministre des Affaires étrangères du Président Nicéphore Soglo s’est montré très versatile, voire même lunatique. Ses contradictions dans ses prises de position constituaient un véritable danger pour la démocratie béninoise.

Pendant qu’il siégeait à la Cour constitutionnelle présidée par maitre Robert Dossou, lui et ses autres collègues avaient entériné le retrait du droit de grève à certaines catégories d’agents de l’Etat, les douaniers entre autres, au motif que droit n’était pas absolu. Début 2018, il estime le contraire et déclare la suppression de l’exercice de ce même droit à d’autres agents publics en avançant que c’était contraire à la Constitution. Depuis cette décision de la Cour Constitutionnelle Holo, concernant le retrait du droit de grève, tous les corps stratégiques au Bénin pouvaient aller en grève. La justice, La santé, même l’armée se sont vues conférer ce droit en dépit de critiques vives et contestations des puristes.

Autre haut fait d’arme du professeur Holo : pour lui, l’âge entamé équivaut à l’âge révolu. Concrètement, il considérait que pour être candidat à une élection présidentielle au Bénin, il suffisait d’avoir 39 ans + 1 jour. Selon sa décision de 2015, ce qui est égal aux « 40 ans révolus » que le constituant a défini. L’application de cette ineptie aurait ouvert la porte à de nombreux abus dangereux pour le pays. Le prisonnier condamné à cinq ans de prison ferme pouvait estimer avoir fini sa peine après 4 ans + 1 jour.

Fort heureusement, l’entrée en scène de Joseph Djogbénou intervint. Et les puristes du droit purent pousser un ouf de soulagement. Depuis lors, les décisions de la haute juridiction paraissent plus revêtir du voile de la cohérence. Pour le bonheur du peuple béninois et surtout pour la sécurité et la paix. Et comme l’a fait savoir son nouveau président, la Cour est une institution qui doit servir l’intérêt général.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Pharaons ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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