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Bénin : Pour mettre fin à la crise, Joël Aïvo donne la voie à suivre à Talon

Bénin : Pour mettre fin à la crise, Joël Aïvo donne la voie à suivre à Talon | Benin Times
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Après les élections législatives de 2019, le Bénin a été frappé par une crise politique sans fin. Bon nombre de politiciens, se sont interrogés sur le sujet. C’est ainsi que pour sortir de la crise, le professeur Joël Aïvo, a donné le chemin a emprunté au chef de l’État.

Professeur titulaire de droit constitutionnel et président de l’Association béninoise de droit constitutionnel (ABDC) ; Joël Aïvo affirme dans une interview à la Croix du Bénin, que « le pays n ‘a pas encore basculé dans le chaos ». Donc, il dispose d’ « une chance extraordinaire ».

L’homme de droit pense que « nous devons nous inspirer de ce qu’a fait le génie de notre pays au moment où il était au bord du précipice ». Il pousse plus loin sa réflexion, et suggère que, « nous n’avons aucune autre perspective, en dehors du dialogue et du consensus ».

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Nous sommes alors condamnés à nous ressourcer et à nous remémorer du mémorable « plus jamais ça » de la Conférence nationale »
Il met plus d’accent sur le dialogue en responsabilisant le gouvernement.

Comme un leader c’est à eux de faire le premier pas en favorisant le retour des exilés, la libération des détenus politiques, a-t-il indiqué. « La responsabilité du Gouvernement de travailler à réinstaurer dans le pays un climat de paix et de confiance » exprime-t-il.


Il rejoint la danse, en renvoyant les autorités politiques vers les personnes les plus écouté du peuple. « Le Gouvernement doit trouver dans le pays les personnes dont les voix sont crédibles, par exemple s’appuyer sur le clergé catholique pour ressouder le pays ».

Pour finir il encourage l’état encore et encore en adopter le dialogue, seul procédé possible pour éviter au Bénin d’emprunter une porte de non-retour.

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« Si nous avons été capables de trouver la voie pacifique de nous parler entre 1989 et 1990, je ne vois aucune raison pour que nous ne soyons pas capables aujourd’hui de nous asseoir pour nous parler »

S’agissant de la période de la tenue de ce dialogue, Joël Aïvo confie que cela dépend de la volonté de l’Exécutif béninois. « Si le Gouvernement le veut, on le fera dès demain », a déclaré l’ex-doyen de la Faculté de droit et de sciences politiques de l’Université d’Abomey-Calavi

et ajoute, « Mais s’il ne se décide pas à le faire toute suite, nous perdrons du temps. Ce qui est sûr, on finira par le faire, tôt ou tard, car le pays ne jettera pas ses enfants contraints à l’exil ou mis en prison ».

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