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Bénin :  Les centrales syndicales inquiètent des atteintes au droit syndical

Bénin :   Les centrales syndicales inquiètent des atteintes au droit syndical | Benin Times

Bénin :

Les centrales syndicales inquiètent des atteintes au droit syndical

Iris AGOLI-AGBO
Le gouvernement viole de plus de en plus le droit syndical au sein des forces paramilitaires. Et cette situation ne concoure guère à faciliter le dialogue social indispensable à une gouvernance apaisée. C’est le constat qu’ont fait les organisations syndicales du Bénin.
Dans un communiqué lu en marge de la traditionnelle séance de discussion avec le gouvernement afin de maintenir un climat social de paix, elles ont dénoncé, selon elles, les atteintes supposées du régime en place contre les libertés syndicales en général et particulièrement celles des corps paramilitaires. Cet état de fait pourrait compromettre le dialogue instauré entre elles et les autorités gouvernementales. Afin d’éviter d’en arriver à cette regrettable situation, elles exigent la libération immédiate de leurs camarades Secrétaires généraux du Synapolice (Syndicat national de la police), l’Inspecteur de police Clément Ayikè et celui du Syndicat national des Eaux-Forêts et Chasses, le Capitaine Patrice Trékpo.
Lire la déclaration

Déclaration sur la situation récurrente de violation du droit syndical au sein des corps paramilitaires

Le renouveau démocratique sera bientôt trentenaire dans notre pays. Le droit syndical est un acquis démocratique consacré par la loi fondamentale du 11 décembre 1990. Faut-il rappeler que le Bénin a ratifié les Conventions fondamentales de l’Organisation Internationale du Travail notamment celles relatives à la liberté syndicale et au droit syndical !

Ce rappel est fait pour montrer que notre pays est connu en Afrique et dans le monde entier comme un pays de droit et de liberté. Mieux, le droit syndical même encadré est reconnu aussi bien aux personnels de la Police Nationale, de la Douane et des eaux et Forêts du Bénin. (Confère loi n°2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des forces de sécurité publiques et assimilées).

Nous ne comprenons donc pas les mesures de représailles qui s’abattent depuis quelques temps sur les responsables syndicaux des forces paramilitaires qui exercent en toute légalité un droit que les textes de la République leur confèrent. La hiérarchie militaire ignore-t-elle que les forces de sécurité et assimilées sont encore républicaines dans notre pays ?

Hier c’était le camarade AKIYE Clément Secrétaire Général du SYNAPOLICE, victime d’une mise aux arrêts de rigueur de façon tout à fait rocambolesque dans une procédure ubuesque dénoncée par l’ensemble des organisations syndicales. Aujourd’hui, c’est sur le capitaine TREKPO Patrice, Secrétaire Général par intérim du Syndicat National des eaux et Forêts que s’abat l’arbitraire que l’on érige progressivement en norme dans la gouvernance actuelle de notre pays.
Ce qui est reproché à ces deux responsables syndicalistes, c’est d’avoir joué le rôle qui leur est dévolu par le mandat qu’ils ont reçu en tant que défenseurs des droits des travailleurs. Les deux camarades, après avoir épuisé les voies de recours à l’interne pour obtenir satisfaction des revendications légitimes et justes maintes fois ressassées, ont choisi de faire des dénonciations publiques médiatisées conformément aux lois de la République. Les sorties médiatiques de ces camarades portent effectivement sur la défense des intérêts moraux, matériels des militants et militantes de leurs organisations syndicales. En dénonçant, preuve à l’appui, les errances de gouvernance et de gestion dans leur secteur respectif, ils n’ont fait que préserver les intérêts du peuple béninois tout entier.

Les confédérations et centrales syndicales signataires de la présente déclaration, au regard de ce qui précède, attirent l’attention de l’opinion publique sur les évidences suivantes :

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Les mesures de mise aux arrêts infligées aux camarades secrétaires généraux du SYNAPOLICE et du SYNA-EFC ont illégales, arbitraires, abusives et indignes d’un Etat de droit ;

Source : Les pharaons

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