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Bénin : le cri de détresse des travailleurs de la SONACOP à Talon

Bénin : le cri de détresse des travailleurs de la SONACOP à Talon | Benin Times

Par la voix du secrétaire général de leur syndicat, les travailleurs de la SONACOP lancent un appel au chef de l’Etat et à son gouvernement afin que cette entreprise d’Etat jadis fleuron de l’économie nationale reprenne vie.

Mireille Elvire Hounségbé lance un cri de coeur au président Talon

La Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP) est dans une situation comateuse. Jadis fleuron de l’Etat, la société est en proie depuis quelques années à des difficultés financières critiques. Lesquelles difficultés plombent son développement et l’empêchent d’assurer entièrement la mission d’importation, de stockage, de distribution de tous produits pétroliers, des lubrifiants et du gaz domestique. Cette situation conduit souvent à des pénuries généralisées des produits sur les stations-services, mais criardes cette fois-ci depuis plus d’un mois.

Dans une interview au quotidien La Presse du jour, Mireille Elvire Hounségbé, assistante du contrôleur de gestion et secrétaire générale du syndicat des travailleurs de la SONACOP, est revenue sur la situation de la société pour expliquer qu’elle est la conséquence de « la privatisation sauvage ». « Au nombre de ces causes, nous citerons également, l’ouverture anarchique du secteur pétrolier aux privés, l’environnement concurrentiel déloyale du fait de la cohabitation avec le secteur informel communément appelé Kpayo qui détient plus de 80% du marché d’essence et 18 à 20% pour le gas-oil, et le système de tierce détention avec Ecobank pour l’approvisionnement qui engendre d’énormes frais financiers », fait savoir Mireille Elvire Hounségbé.

Cri de détresse

Pour sortir la SONACOP de cette situation, les travailleurs de la société d’hydrocarbure lance un cri de cœur à l’endroit du chef de l’Etat Patrice Talon et de son gouvernement. « Nous prions très respectueusement le Chef de l’Etat de venir en aide à la SONACOP car en réalité elle a encore beaucoup de potentialités et peut contribuer au budget national comme elle l’a fait par le passé », supplie Mireille Elvire Hounségbé avant de poursuivre : « nous lançons un cri de cœur au gouvernement d’appuyer la Sonacop soit par une aide financière soit par la délivrance d’une lettre de garantie auprès des institutions financières afin de permettre à la société d’approvisionner régulièrement ses points de ventes ».

 

L’assistante du contrôleur de gestion, après avoir les atouts de la SONACOP dont des dépôts avec grandes capacités de stockage et la couverture intégrale de toute l’étendue du territoire outre l’existence de plan de relance et de plan de redressement, souhaite que le gouvernement instruise la Direction Générale de mettre un terme à la tierce détention, d’autoriser la rénovation du Pipe-line du Dépôt-côtier à travers un partenariat Public-Privé avec les maketers. Elle souhaite également que le gouvernement autorise le financement de la construction de nouvelles stations-services et la réhabilitation des anciennes. « Nous suggérons  au  Gouvernement d’autoriser  la location bail ou vente de certains domaines viables pour apporter un souffle financier à la société ; d’instruire les structures étatiques à s’approvisionner en carburant et en tickets valeurs à la Sonacop à hauteur de 70% ; et de faire de la Sonacop une société mère comme la Sonidep au Niger et la Sonabhy au Burkina Faso qui ont l’exclusivité de l’importation et du stockage des produits pétroliers, permettant ainsi à l’Etat de s’assurer de la qualité des produits qui entrent sur le territoire national », formule-t-elle. Mireille Elvire Hounségbé rassure le Chef de l’Etat et son Gouvernement qu’à l’interne, partenaires sociaux et direction générale, conscients de la nécessité de réformes, y travaillent « ardemment ».

La SONACOP, « seule Société qui a survécu parmi tant d’autres créées pendant la révolution aux aléas économiques », est convaincue l’assistante du contrôleur de gestion, « demeure un joyau économique pour peu, que l’Etat veuille y investir ».

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Banouto ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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