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Robert Dossou: « J’ai l’honnêteté de dire que nous ne sommes plus en démocratie au Bénin »

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Robert Dossou: « J’ai l’honnêteté de dire que nous ne sommes plus en démocratie au Bénin »
Robert Dossou: « J’ai l’honnêteté de dire que nous ne sommes plus en démocratie au Bénin »

Maitre Robert Dossou était sr le plateau d’Afrik Chrono TV pour se prononcer sur la sortie médiatique du chef de l’État. Bien qu’il soit d’accord avec certains points de Patrice Talon, ce dernier pense néanmoins qu’il y a des points pas nettes que le chef de l’État a soulevé dans son argumentaire.

En effet, Me Robert Dossou pense que les réformes engagées par talon ne sont pas en harmonie avec les principes démocratiques qui font du Bénin, un exemple de démocratie. Et en disant ça, il met en cause les deux lois électorales récemment adoptées dans le cadre desdits réformes. « Mon impression est que ce programme détricote ce que nous avons fait depuis notre indépendance en 1960 pour construire patiemment à coup d’épreuves pour certaines personnes. Aujourd’hui, ceux qui n’étaient pas né ne pouvaient pas savoir ce que les uns et les autres ont enduré pour que tout doucement nous en arrivions à l’État de droit et à la démocratie », a-t-il fait savoir.

Il pense que la démocratie béninoise a reçu un grand coup, et il a fait le constat malheureux dit-il. « L’État de droit et la démocratie; toute la question est là. Aujourd’hui je dois considérer, j’ai l’honnêteté et le devoir de le dire; nous ne sommes plus en démocratie en République du Bénin. Je dis bien : nous ne sommes plus en démocratie en République du Bénin », a-t-il martelé.

Et pour illustrer ce qu’il avance, Robert Dossou indique que la presse ne se sent pas libre, et la Haac qui est censée garantir cette liberté ne serait vraiment plus libre elle aussi. « Il n’existe pas de lois électorales neutres. Le code électoral a été façonné pour conduire aux résultats que nous avons aujourd’hui, l’exclusion de certains. Une armée populaire de juristes de tout acabit, de tout ordre peut défiler sur les écrans, ça ne peut pas convaincre parce que nous ne sommes pas les géniteurs de la démocratie. La démocratie a un certain nombre de paramètres communs à tous les pays. Les spécificités de mise en œuvre de la démocratie dans chaque pays ne doivent pas exclure les principes communs et globaux de l’humanité », explique-t-il. 

Pour ce qui en est de l’État de droit, il explique que le système judiciaire est « terriblement instrumentalisé ». Chose qui l’inquiète, mais en même temps, il se rassure d’une chose. « Je continue de m’inquiéter; mais je suis rassuré que le système qui est là n’est pas séparé du chef de l’État, et il l’a assumé hier. Il remet ainsi en cause l’organisation et le fonctionnement du système judiciaire qui selon lui ne permettent pas de parler convenablement  » d’État de droit ».

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1 COMMENTAIRE

  1. Dites à Mr Robert DOSSOU d’aller régler son problème ailleurs. Opter respecter et appliquer les lois de la République et surtout ne pas violer violemment la constitution, n’est pas mettre la démocratie en danger.
    J’ai bien vécu la période révolutionnaire et je peux dire ce qui a été bien ou mal fait à la conférence nationale. Il faut évolué maintenant. On a trop fait du sur place en parlant des idéaux de la conférence. C’est maintenant nous avons un Président qui n’est attaché à rien. Eux ils ont fait ce qu’ils ont pu.

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