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Réformes à l’ère du Nouveau départ : Les faits qui donnent raison à Talon

Réformes à l’ère du Nouveau départ : Les faits qui donnent raison à Talon | Benin Times

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Alors qu’il a placé son mandat sous le signe des réformes, le président Patrice Talon, depuis trois ans, ne cesse de faire face à des obstacles dans sa détermination de poser les vraies bases d’un développement durable.

Certains de ses concitoyens hostiles aux changements ne cessent de lui flanquer les adjectifs les plus sordides désapprouvant ses méthodes. Mais quand on se réfère aux événements dans certains pays, on constate que les faits lui donnent raison.

« Nul n’est prophète chez soi » ! Ce proverbe semble s’appliquer aussi au président Patrice Talon qui, depuis trois ans, a engagé son pays dans des réformes d’envergure pour le lancer sur la voie de la modernisation. Pourtant, à l’évidence, le Président Talon est sur la bonne voie. La preuve, plusieurs réformes conduites au Bénin inspirent sous d’autres cieux. Sur les réformes électorales par exemple, on note que, pour les élections européennes, il est bien fixé un seuil de représentativité pour siéger au Parlement européen (cela existait déjà avant notre réforme). Lors des européennes passées, en France, le ‘’grand’’ et historique Parti socialiste a failli, à peu de chose près, ne pas être représenté au Parlement européen. Cela n’aurait pas fait scandale là-bas parce que c’est le fonctionnement normal de la démocratie. En Tunisie, les amendements au Code électoral durcissent les conditions de candidature pour les indépendants. Le gouvernement s’est efforcé de défendre cette modification de la loi électorale en se réclamant d’une « démocratie à préserver ». Par ailleurs, la commission du règlement intérieur, de l’immunité, des lois parlementaires et des lois électorales a voté en faveur d’un seuil électoral à 5%, jeudi 15 novembre 2018. Ce niveau correspond au pourcentage minimal des votes exprimés lors d’une élection au-dessous duquel une liste se voit exclue de la répartition des sièges. En 2014, ce pallié n’existait pas, et il était de 3% pour le scrutin municipal de mai 2018. Cet amendement, proposé par l’Exécutif et qui doit encore être soumis au vote de l’Assemblée, a de grandes chances de succès. Les députés d’Ennahdha (68), Nidaa Tounes (46) et de la Coalition nationale (42), globalement favorables à cet amendement, devraient facilement réussir à réunir la majorité absolue nécessaire à son adoption (109 voix sur 217). Une réforme qui suscite déjà un vigoureux débat sur la scène politique.

Des partis dissouts en Mauritanie

En Mauritanie, l’on vient de passer de 107 à 28 partis par l’application rigoureuse de la loi. En effet, 76 partis politiques ont été dissous mardi soir selon un décret rendu public par le ministre mauritanien de l’Intérieur et de la Décentralisation. Une dissolution conformément à la loi sur les partis politiques. Votée l’année dernière, la loi sur les partis politiques prévoit la dissolution de tout parti politique qui participe deux fois consécutives à une élection municipale sans atteindre un pour cent des suffrages exprimés. Le gouvernement de Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé de mettre en application ce texte mardi soir alors que l’élection présidentielle approche. Le pays ne compte plus que 28 partis au lieu de 107. Les formations politiques qui tombent sous le coup de la loi sur les partis appartiennent à la fois à la majorité et à l’opposition. Des partis historiques sont dissous. C’est le cas du premier parti politique en Mauritanie, le Rassemblement pour la démocratie et l’unité (Rdu). Le parti avait été créé en 1991, une année après la conférence de La Baule qui a initié le processus du multipartisme en Afrique. La Mauritanie s’était alors inscrite dans cette dynamique. Le Rdu a été fondé par l’une des grandes figures de la vie politique du pays, Ahmed Ould Sidi Baba, qui a été ministre dans le premier gouvernement du père de l’indépendance Moktar Ould Daddah en 1960 jusqu’au coup d’Etat de 1978.

Le recours à des contractuels en France

S’agissant de la réforme de la Fonction publique en France, on peut notamment constater que le projet de loi prévoit le recours à des contractuels, sorte de collaborateurs externes, qui peuvent même occuper des postes de responsabilité. En effet, afin de « diversifier les viviers de recrutement », la future fonction publique pourra embaucher davantage de contractuels, qui n’ont pas le statut de fonctionnaires et représentent déjà environ 20% des effectifs (1,3 million par an qui « passent » en Cdd et 900.000 présents quotidiennement sur 5,5 millions d’agents publics). Pour « s’adjoindre de nouvelles compétences issues du privé », ces contractuels auront notamment accès aux « emplois de direction de l’Etat, des collectivités territoriales et des établissements de la fonction publique hospitalière » sur des postes à « hautes responsabilités », directeurs ou directeurs adjoints, aux fonctions régaliennes, majoritairement réservés aux énarques. Ce recours sera élargi à toutes les catégories dans les trois versants. Par ailleurs, sur le modèle du secteur privé, un « nouveau type de contrat à durée déterminée », « le contrat de projet », est créé pour des « missions spécifiques ». Il est valable pour toutes les catégories, d’une durée maximale de six ans et minimale d’un an, et n’ouvre droit ni à un Cdi, ni à une titularisation. Une indemnité est prévue en cas de rupture anticipée.

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Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Le matinal ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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