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Quand les primes vestimentaires et les frais d’obsèques bloquent l’école béninoise

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L’école béninoise déjà malade, fait face depuis quelques semaines à un débrayage sans précédent. A Cotonou, les travailleurs réclament des primes d’habillement et des frais d’obsèques pour les enfants des enseignants décédés. Aussi incroyables que spectaculaires, ces revendications sont contenues dans les statuts particuliers des enseignants qui constituent aujourd’hui, la pomme de discorde entre le pouvoir et les centrales syndicales.

Une farce. C’est ce que révèle l’examen approfondi des statuts particuliers accordés aux enseignants des trois ordres d’enseignement. Ces statuts ont été arrachés à l’ancien président Boni Yayi sous forte pression en 2015. Ils octroient aux enseignants des trois ordres d’enseignement, dont le salaire a été nettement amélioré sur les dix années populistes du régime du changement, des avantages fantaisistes et irréalistes.

« Certaines décisions sont prises en l’absence de sérénité » déclarait le ministre des finances Romuald Wadagni, lors de la rencontre entre les acteurs sociaux et le Chef de l’Etat. En effet, la signature du décret portant statuts particuliers des enseignants est intervenue à la veille des élections présidentielles de 2016. Obnubilé par la continuité de son régime, Boni Yayi avait cédé au chantage des syndicalistes. Ces statuts accordaient aux bénéficiaires par exemple, une exonération des frais d’inscriptions et d’étude des enfants des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire inscrits dans les établissements publics des premier et second degrés et des universités du Bénin.

Les enfants des enseignants recevront des frais pour les obsèques de leurs géniteurs, et une indemnité de craie sera octroyée aux enseignants du second degré. Au-delà de ses primes fantaisistes, d’autres primes et avantages, liées aux risques du métier et surtout à la documentation sont également inscrites dans ce statut.

Au total, ces avantages de confort couteraient à l’état près de 70 milliards chaque année. Un risque que le gouvernement béninois rechigne à prendre, au regard de la situation économique et des projets sociaux en attente. En effet au cours des différentes rencontres, le Chef de l’Etat béninois a souligné sans remettre en cause les statuts particuliers, qu’il faut plus de temps pour évaluer l’impact financier réel d’une telle mesure. En dépit des nombreux efforts et démarches des autorités morales, les enseignants poursuivent la grève entamée depuis Janvier, mettant à mal, le calendrier scolaire.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Les pharaons ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

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