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Non à un 3è mandat : la grosse pression sur les chefs d’État africains en fonction

Non à un 3è mandat : la grosse pression sur les chefs d'État africains en fonction | Benin Times
Non à un 3e mandat :la grosse pression sur les chefs d'Etat africains en fonction

Le problème d’un troisième mandat, est une grosse pression qui pèse sur l’épaule des chefs d’États africains. Pour certains chefs d’États en fonction, partir à temps et libérer le pouvoir à d’autres personnes ne semble pas faire partie de leurs plans. C’est en tout cas, ce qu’on peut se permettre d’imaginer vu les actions menées par ces Chefs d’États qui suscitent l’attention. En Guinée, Alpha Condé, président de la république, est soupçonné par le camp de l’opposition de vouloir enchaîner avec un 3è mandat vu le lancement du projet de révision de la constitution. Alassane Ouattara, en Côte d’Ivoire, ne fait pas la lumière sur ses intentions de se présenter ou non à la prochaine élection présidentielle, prévue pour 2020

Dans l’optique de déjouer ces plans de s’éterniser au pouvoir, une conférence internationale ayant pour but notamment le transfert pacifique du pouvoir avec une priorité phare, le respect de la limitation des mandats présidentiels. Durant cette conférence organisée, du 2 au 4 octobre 2019, les anciens chefs d’États qui sont les principaux participants, ont insisté sur le respect de ce principe démocratique. «  Aussi nous nous engageons à unir nos voix pour exiger le respect de la limitation des mandats présidentiels, de la règle constitutionnelle et de l’État de droit de manière généralisée partout en Afrique », ont-ils indiqué dans leur communiqué à la fin de cette conférence.

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Dans le même temps, ils interpellent les chefs d’États à ne pas essayer d’une manière ou d’une autre d’apporter des touches aux textes des constitutions pour pourvoir se présenter une troisième fois aux élections. « Nous encourageons les pays à adopter les procédures appropriées permettant aux présidents en exercice à procéder au transfert pacifique du pouvoir au prochain gouvernement… »

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Les tensions sociopolitiques sont souvent à la source, causées par le non respect de la limitation des mandats d’après Mahamadou Issoufou, président du Niger.  « ….la suppression de la limitation du mandat sape la confiance des populations, accroît la concentration du pouvoir entre les mains d’un ou d’une poignée d’individus et réduit de ce fait l’espace politique. Cette tendance entraîne finalement les risques accrus de tension, de violence politique et même de conflits civils », ont fait savoir les anciens présidents africains de par leurs expériences aux différents chefs d’États africains actuels.

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