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Maintien ou non des lois électorales : Passe d’armes entre la Mouvance et l’Opposition

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Difficile mission pour le président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji. Plus le temps presse, plus l’horizon est de moins en moins claire quant à la sortie de la crise. Alors qu’il a reçu mandat du chef de l’Etat de conduire les négociations, recueillir les doléances des partis politiques pour des Législatives plus inclusives, c’est dans le camp de la majorité parlementaire qu’il risque de rencontrer les plus grosses difficultés. Contrairement à l’idée clairement exprimée par le président de la République, l’Union progressiste s’érige maintenant en défenseur du progrès pour fustiger toute remise en cause des lois nouvellement votées. Alors qu’ils n’ont déposé aucune proposition pour une sortie de crise, s’estimant ne pas être concernés par l’impasse dans laquelle se trouve le processus électoral, les partis du chef de l’Etat embouchent la trompette de défenseurs des acquis pour appeler au maintien en l’état des lois querellées, source du blocage. Certainement parce que cela les arrange. Mais contrairement à l’opposition qui a exprimé ces doléances par écrit à qui de droit, en l’occurrence au président Adrien Houngbédji, l’Union Progressiste choisit les médias pour se faire entendre. Pour Bruno Amoussou et les siens, il ne revient pas à ceux qui sont à jour, ceux qui ont pu satisfaire aux exigences des nouvelles lois, le quitus fiscal et le certificat de conformité de trouver des mécanismes pour repêcher ceux qui refusent le progrès.

L’opposition de son côté se défend de ne pas être à la recherche de faveur d’autant plus que beaucoup ont rempli les conditions de délivrance du quitus fiscal sans entrer en possession du précieux document jusqu’à ce jour. Elle estime que le Directeur général des impôts a confisqué le quitus fiscal des candidats inscrits sur les listes de l’opposition alors que de source sûre, les documents ont déjà été signés même avant la clôture des dossiers à la Céna. Hier, après la sortie médiatique de l’Union progressiste, l’Opposition est encore montée au créneau avec de nouvelles exigences. En plus des propositions allant dans le sens d’une relecture des lois électorales ou même, pour certains, le retour aux anciennes lois de 2013, l’Opposition exige désormais la démission et l’arrestation des membres de la Céna. Ces nouvelles exigences sont apparues indispensables pour elle après la sortie médiatique de Emmanuel Tiando, sortie au cours de laquelle il a affirmé avoir fermé les yeux sur les irrégularités « mineures » constatées sur les listes des partis du chef de l’Etat.

D’un côté comme de l’autre, les positions se radicalisent et l’espoir d’une sortie de crise s’éloigne emportant avec lui la certitude de la tenue effective des législatives le 28 avril prochain. Et c’est encore Adrien Houngbédji qui risque d’en porter le fardeau, lui que l’opposition accuse déjà, à tort ou à raison, de complicité avec le pouvoir pour l’enlisement de la situation.

M.M

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Matin Libre ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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