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« Ma tristesse est immense », Patrice Talon

"Ma tristesse est immense", Patrice Talon
"Ma tristesse est immense", Patrice Talon

Le gouvernement a officiellement reconnu qu’il y a eu des morts lors des violences post-électorales. Et ça, c’est le chef de l’État, Patrice Talon, qui le confirme lors de son adresse à la Nation le 20 mai sur la télévision nationale.

Le chef de l’État était sur la télévision nationale pour s’adresser au peuple béninois, après un bon moment de silence suite aux violences observées après les élections du 28 avril dernier. Dans son intervention, il s’est penché sur le cas des décès observés, malheureusement, lors des différentes manifestations, surtout celles du 1er et du mai à Cotonou. « C’est le lieu pour moi, au nom de la nation tout entière, de déplorer que pour une controverse parmi tant d’autres, pour quelques frustrations inhérentes à la vie en communauté et aux mutations profondes, nous ayons pu en arriver à une telle manifestation de violence. Cela est très regrettable. Davantage parce que nous avons dû perdre des vies humaines », a-t-il lancé.

Il se dit très affecté pas par les décès constatés. « Ma tristesse est immense et je présente ma profonde compassion aux familles éplorées ». Cette compassion ira également vers les forces de l’ordre qui eux, ne sont pas morts, mais ont été blessées et agressées. « De même, j’ai une pensée affective pour les agents des Forces de Défense et de Sécurité agressés ou blessés, et je salue leur sens du devoir et du sacrifice au service de la République et pour la protection des personnes », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne les biens privés qui sont partis en fumée, Patrice Talon dit qu’il « n’oublie pas ceux qui ont perdu des biens de toutes natures ». « En somme, notre pays aura payé un lourd tribut et cela ne doit plus jamais se reproduire ». Pour Talon, « nos incompréhensions, nos heurts, nos contradictions et même nos dérapages ne doivent pas avoir pour conséquence de nous ancrer dans l’immobilisme et nos travers ».

Bien au contraire, « tout ce qui nous est arrivé doit être utilement mis au crédit d’une crise de croissance de notre processus démocratique », déclare le président de la République.

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