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L’ONU revient sur les violences post-électorales et donne un délai au Bénin pour les évaluer

L'ONU revient sur les violences post-électorales et donne un délai au Bénin pour les évaluer
L'ONU revient sur les violences post-électorales et donne un délai au Bénin pour les évaluer

La question des violences post-électorales observées au Bénin n’est pas totalement réglée à l’ONU. Des experts indépendants de l’organisation se sont penchés sur la situation socio-politique de tension de répression au Bénin et estiment qu’il s’agit d‘ »une question prioritaire d’une urgence capitale ».

Ce n’est pas le genre de problème qu’on traite avec main molle. C’est pour cela que l’ONU a dépêché des experts pour examiner les violences au Bénin. En effet, « le comité de l’ONU contre la torture s’est inquiété vendredi de la répression des manifestations et d’un climat alimentant des tensions post-électorales au Bénin et a demandé à Cotonou d’apporter des réponses suite à ces allégations ».

Ils font état de recours excessif à la force ainsi que des tirs à balle réelle contre des centaines de manifestants qui ont formé un bouclier humain pour protéger Boni Yayi contre les policiers présents à son domicile. Et « cela aurait causé la mort d’au moins deux personnes », indique le document présentant les observations finales du Comité sur le rapport du Bénin. Selon ONU info, Abdelwahab Hani, un expert de l’ONU a indiqué que « Nous (experts) en avons fait une question d’urgence capitale » car « l’usage excessif de la force contre les manifestants pacifiques n’est pas accepté au regard de la convention contre la tortue », ajoute-t-il.

C’est pourquoi le comité voudrait que des « lignes directrices claires sur le recours à la force et aux armes intégrant les principes de légitimité, nécessité, proportionnalité et précaution » soient définies par le Bénin. Il demande enfin de « rendre les dispositions législatives et réglementaires régissant le recours à la force conformes aux normes internationales, notamment sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les agents de maintien de l’ordre ». « Un délai maximum d’un an » est donné au pays pour évaluer la question.

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