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Les députés mettent fin à la jouissance incontrôlée du droit de grève

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KALÉIDOSCOPE 2018:

Bénin/Politique

Les députés mettent fin à la jouissance incontrôlée du droit de grève

AMON R

 

2018 aura été une des plus agitées qu’aura connues le peuple béninois ces dernières années. Elle a en effet été marquée  par une succession de grèves déclenchées dans presque tous les secteurs de l’administration publique suite à la décision du législateur souverain mettre fin à l’exercice incontrôlé du droit de grève. Une fois la paix retrouvée, les Béninois, victimes des collatérales du bar de fer permanent entre le Gouvernement et les syndicalistes, s’accordent à reconnaitre qu’il faille encadrer l’exercice de ce droit constitutionnel. C‘est qu’ont fait les députés

Après de nombreuses péripéties, le parlement béninois a adopté le  04 Septembre 2018, la loi 2018-34 modifiant et complétant la loi 2001- 09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin. Cette loi modifiée met fin à la jouissance excessive du droit de grève, et fixe les nouvelles conditions pour déclencher une grève en République du Bénin. Après une tentative infructueuse de retrait de ce droit que certains estiment absolue, les députés ont répondu favorablement ainsi aux cris de détresse du peuple béninois abusé par des syndicalistes souvent manipulés par des hommes politiques. L’article 13 du nouveau texte dispose en effet,  que  lorsque les conditions   sont respectées, le droit de grève s’exerce dans  une durée bien déterminée. Elle ne peut excéder dix  jours au cours d’une même année. De même,  la grève ne peut aller au-delà de  sept   jours au cours d’un même semestre, et deux   jours au cours d’un même mois. Il est également précisé que quelle que soit la durée,  la cessation du travail au cours d’une même journée est considérée comme un jour entier de grève.

Expliquant le sens de la démarche des députés, le vice-président de la commission des lois, l’Honorable Abdoulaye Gounou avance le texte proposé,  règle plusieurs problèmes. La loi comporte des innovations majeures qui visent entre autre à rendre les services essentiels accessibles aux  populations.    A en croire Abdoulaye Gounou, les syndicats peuvent  toujours marcher, ou faire des  sit-in, mais ne peuvent plus déclencher des grèves illimitées. Les conséquences des grèves  sont énormes sur l’administration et les populations.

En effet, les grèves retardent fortement le développement du pays. Le député Aké Natondé affirme lui aussi que la nouvelle loi va permettre aux agents publics de retrouver le goût de travail. Pour lui, les dernières grèves qui ont duré trois mois ont causé énormément de morts et sont à la base des résultats catastrophiques enregistrés en 2018 aux examens scolaires.

Pour justifier cette décision, les députés ont précisé que les syndicalistes béninois se transformaient généralement en acteurs politiques en initiant  des mouvements de grèves  pendant plusieurs mois, et ce, avec des revendications fantaisistes. « Ce  sont généralement des questions politiques qui sont à la base des mouvements de grève au Bénin » a indiqué un jeune acteur politique avant d’inviter les représentant des travailleurs à du syndicalisme de développement.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Pharaons ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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