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Justice Installation de la CRIET : l’arme absolue pour enrayer la corruption

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KALÉIDOSCOPE 2018:

Bénin/Justice

Installation de la CRIET : l’arme absolue pour enrayer la corruption

Renaud ACCROMBESSY

La lutte contre la corruption a été de tout considérée au Bénin comme les sept travaux d’Hercule, tant le mal semblait incurable. Les régimes successifs, depuis l’avènement de la démocratie en 1990, ont été impuissants à freiner, à défaut de mettre fin, au fléau malgré la bonne volonté affichée. Mais Patrice Talon, au pouvoir depuis Avril 2016, semble avoir trouvé le remède : la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Cette juridiction spéciale, quelques mois seulement après son installation, a déjà donné le rythme de la musique : impunité zéro. La Criet semble être l’arme absolue pour enrayer la corruption.

L’un des faits marquant dans le secteur de justice a été la création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ( Criet). C’est une  juridiction spéciale qui traite spécialement de  quatre fléaux à savoir   la corruption, la drogue, le blanchiment des capitaux et le terrorisme. “Dans un contexte de réformes où nous devons faire en sorte d’attirer les investissements, nous avons l’obligation d’apporter les solutions qu’il faut contre ces fléaux » a expliqué Me Sévérin Quenum, le Ministre de la Justice et de la Législation. Cette Cour a été créée par la loi du 2 juillet 2018 et installée le 27 août 2018.

Dans un récent exposé sur la Loi n°2018-13 portant création de la CRIET, le deuxième substitut du Procureur spécial, Edwige Tangni Aklou, parlant de son fonctionnement, a expliqué que la juridiction est composée, entre autres, d’une commission d’instruction, d’une Chambre de la liberté et de la détention ainsi que d’une greffe. « Dans tous les organes de la CRIET, c’est la collégialité. C’est une véritable garantie pour réduire les erreurs judiciaires », a-t-elle fait observer.

 

Mais cette cour fait beaucoup jaser. Ses détracteurs avancent qu’elle a été mise en place pour traquer les opposants du régime en place. En faisant observer que la naissance de juridictions similaires a également suscité des remous et de vives critiques sous d’autres cieux, Gilbert Togbonon a invité la Société civile à se départir des vaines polémiques pour jouer résolument sa partition aux côtés de la CRIET en vue de l’enracinement de la saine gestion des fonds publics au Bénin. « L’absence d’un double degré de juridiction est un choix du législateur. La CRIET n’est orienté contre personne », rassure-t-il.

Quant au Garde des Sceaux Me Sévérin Quenum, il a rétorqué qu’il ne s’agit pas d’un outil pour traquer les opposants, mais d’un dispositif qui donne des réponses fortes aux faits graves reprochés aux mis en cause. Sur les nombreuses interprétations et autres commentaires au sujet de la CRIET, le garde des sceaux a rappelé  que les parquets  sont    hiérarchisés.  La différence avec la CRIET selon lui, est que le Procureur spécial est placé sous l’autorité du Ministre du Garde des Sceaux.

Pour finir Sévérin Quenum  va souligner que Patrice TALON a été toujours clair au sujet de la lutte contre la corruption. Pour le chef de l’Etat, le premier devoir du pouvoir  la responsabilité et la reddition de comptes. Et la Criet rend justice au nom du peuple béninois. L’opportunité de sa création, pour la majorité des Béninois n’est même un sujet dont il faut débattre. Elle est plus qu’indispensable. Après quelques mois de fonctionnement, son bilan parle pour elle. L’avocat Charles Badou affirme d’ailleurs avoir constaté l’effet de la Criet sur la diminution de la corruption au Bénin.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Pharaons ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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