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Jacques Migan : « Nous ne sommes pas dans une crise légale »

Jacques Migan : « Nous ne sommes pas dans une crise légale » | Benin Times
L’ancien bâtonnier Jacques Migan invité de « Sous l’arbre à palabres »: « Nous ne sommes pas dans une crise légale »

La crise politique que traverse le Bénin depuis les élections législatives du 28 avril était au cœur de la rubrique « Sous l’arbre à palabres » du journal L’Evénement Précis qui a reçu ce jeudi, 13 juin, l’ancien bâtonnier Jacques Migan. Invité pour opiner sur cette actualité, Me Migan a tôt fait d’apporter des clarifications importantes.

« Nous ne sommes pas dans une crise. Ce n’est pas une crise légale, ce n’est pas une crise constitutionnelle, ce n’est pas une crise juridique. Nous sommes dans un pays où la démocratie, qui repose sur l’état de droit, fonctionne très bien », a-t-il clarifié. A l’en croire, les réformes intervenues dans le système partisan ne sont pas à la base de cette crise. Elles ont plutôt porté leurs fruits avec le vote, par les députés de la 7ème législature, de deux lois, la Charte des partis politiques et le Code électoral, et le regroupement des partis politiques pour aller aux élections. « Tous les députés ont voté cette loi d’une part, et d’autre part, c’est une loi qui était voulue depuis longtemps par toute la classe politique », a relevé l’invité qui est revenu sur les efforts vainement consentis par les régimes précédents pour en arriver. Cette réforme a conduit au regroupement de grands partis pour prendre part aux élections. « Les alliances qui composaient certains partis politiques ont toutes rejoint le Bloc républicain ou l’Union progressiste. S’il y a eu crise, c’est parce qu’il y a eu une résistance de certains. Ceux qui ont refusé d’aller aux élections sont les singletons. On aurait bien voulu que tous ces partis se mettent ensemble pour aller aux élections », a déploré l’ancien bâtonnier.

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Sur les violences à Tchaourou et la situation de Boni Yayi

La commune de Tchaourou dans le centre du Bénin, est secouée depuis quelques jours par des violences marquées par la destruction de biens publics et privés. Cette actualité n’a pas laissé indifférent Me Migan qui a déploré ce déferlement de violences tout en faisant remarquer que « Cotonou, Porto-Novo et les autres villes continuent à fonctionner malgré ce qui se passe à Tchaourou… ». Interrogé sur la présence des forces de l’ordre aux alentours du domicile de Boni Yayi, l’ancien chef de l’Etat, Me Migan a d’abord apporté des clarifications sur ce que signifie l’assignation à résidence au regard de la loi. Rappelant la condamnation, il y a quelques années, de l’ancien président par la Cour constitutionnelle, Me Migan a estimé que « Boni Yayi a fait des déclarations, il a été condamné par la Cour constitutionnelle donc, c’est normal, pour éviter ça, dans l’intérêt de la paix et la sécurité des citoyens, qu’on aille à ce genre de solution », ajoutant qu’il ne s’agit que d’une solution momentanée. « C’est une solution provisoire. S’il se confirme que le juge qui doit se rapprocher de lui pour l’écouter trouve qu’il n’est pour rien, il sera purement et simplement relaxé. Mais, s’il se confirme qu’il y est pour quelque chose, les poursuites vont se faire », a-t-il conclu.

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Laurent D. KOSSOUHO

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Evenement précis ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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