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Gouvernement :Talon « interdit » de remanier jusqu’en 2018

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S’il y a une attraction qui justifie le grenouillage dans le landerneau politique, c’est le remaniement ministériel. Mais selon les indiscrétions actuelles qui fusent du sérail présentiel et toutes analyses faites, les « potentiels ministres », leurs suppôts et mentors devront prendre leurs maux en patience. L’équipe gouvernementale actuelle continue son œuvre aux côtés de son chef, du moins jusqu’à la fin de cette année. Et pour cause ???

 

Pas de remaniement ministériel avant fin 2017 donc début 2018. Il y a quelques jours avant le voyage du Président de la République sur la France, nous annoncions qu’à son retour, il procèdera à la mise en place de son deuxième gouvernement. Hélas, les choses ont évoluées et battent en brèche cette option. Après Paris, Patrice Talon qui a entamé une mini tournée sous régionale rentre cette semaine, mais ne rendra pas public la liste de sa deuxième équipe.

En fait, « le politiquement correct » interdit à Patrice de remanier son gouvernement dans ce dernier trimestre de 2017. Outre les difficultés à démêler l’écheveau  que constitue le casting, Patrice Talon se confronte à deux réalités au Parlement.

Primo, la deuxième institution de la République ouvre dans quelques jours sa deuxième session ordinaire qui se trouve être la session budgétaire car elle sera essentiellement consacrée à l’examen et l’adoption du budget général de l’Etat exercice 2018. Une période où l’exécutif est mis à rude. Les ministres comme les responsables d’institutions républicaines défilent devant la représentation nationale pour défendre leurs prévisions et orientations budgétaires puis les en convaincre afin de les adopter. Un exercice qui nécessite une véritable imprégnation des dossiers sectoriels. Il faut avoir une maitrise de son département avant de tenter de passer au charbon devant  cette Assemblée nationale à géométrie variable.  Un exercice quasiment impossible pour un ministre qui ferait son entrée avec un éventuel nouveau gouvernement.

Secundo, faire un remaniement ministériel pendant cette période engendrerait forcément une reconfiguration politique de l’institution Parlementaire. Des députés pourraient faire leurs entrées  au gouvernement et leurs suppléants appelés à siéger, un remaniement ne pouvant contenter toutes les attentes, des mécontents ne manqueront pas. Ainsi oser remanier alors que la session budgétaire s’ouvre dans quelques jours,  revient à hypothéquer le vote du budget général de l’Etat 2018.

Or, au regard de la pratique et de la programmation en vue par la commission budgétaire au Parlement, il faut attendre la seconde quinzaine du mois de décembre pour espérer voir la séance plénière qui statuera sur le projet de budget de l’Etat. En clair, on s’approche de la fin de l’année 2017 où le Chef de l’Etat doit commencer par se préparer pour son obligation constitutionnelle de présenter l’Etat de la Nation à cette même Assemblée. Visiblement le Chef de l’Etat aura face à lui un agenda qui le conduit jusqu’à la fin de l’année en cours et qui nécessite la présence de son actuel gouvernement.

Partant, les formations politiques et autres coteries devront attendre début 2018 pour  rouvrir la saison des enchères quant au remaniement ministériel. Et là encore, il faudra compter avec le fait que le Président  n’arrive pas à trancher sur les départ et les arrivés  au regard des slaloms dans le microcosme politique. La compétition de fidélité au Chef est rude au niveau des « laudateurs » au point d’embrouiller le « Compétiteur né »

 

Raoul HOUNSOUNOU

 

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Source : pressej.info

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