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Gouvernance Talon:Le sens de l’audace et la fin des pratiques malsaines

Gouvernance Talon:Le sens de l’audace et la fin des pratiques malsaines
Gouvernance Talon:Le sens de l’audace et la fin des pratiques malsaines
Gouvernance Talon:Le sens de l’audace et la fin des pratiques malsaines

Il n’y a pas meilleur mot pour le décrire. L’actuel chef de l’Etat est à n’en point douter, l’expression même d’une audace sans faiblir dans un contexte où les mauvaises pratiques sont sanctuarisées.

Le Bénin est ce pays particulier dans lequel tout le monde est proche de tout le monde. Les entrelacements identitaires, de filiation et même d’intérêts font que tout le monde tient tout le monde. Pas question de lever son petit doigt pour infliger une quelconque sanction à quelqu’un, le supplice identitaire est sans appel. Cet entrelacement identitaire était tellement généralisé que les clans pouvaient défier le pouvoir d’Etat. Un quidam fort d’une quelconque proximité avec un insoupçonné Directeur général peut narguer le flic  du coin où l’employé probe de la République. Ces liens existant dans toutes les sphères de la vie publique et politique impactaient fort négativement la gestion même de la cité. Du coup, il devient assez facile pour n’importe qui de faire sa loi pour peu qu’il arrive à arracher une connaissance. Les forts de la République étaient donc ceux dont les siens sont plus ou moins bien logés et qui détiennent tout pouvoir pour faire ce qu’ils voulaient à temps et à contre temps. A côté de ces clans forgés par les origines et les amitiés, il y a le gotha des hommes forts. On les appelait les puissants de la République. Ces lobbies d’affaires aux  origines inconnues pouvaient faire chanter les dirigeants au gré d’espèces e sonnantes et trébuchantes. Ce sont des intouchablesà qui des gouvernements successifs avaient donné l’onction de désorganiser tout l’appareil (économiques politiques et social) par le jeu des intérêts inavoués. En plus de tous ces gens qui avaient directement une parcelle de pouvoir et dont les agissements pouvaient impacter d’une façon ou d’une autre la gestion de la cité, il y a la grande famille des affairistes politiques. Cette race de compatriotes n’avait de métier que la politique. Leur fond de commerce était leur ‘’électorat » qu’ils vendent à prix d’or au candidat le mieux disant. C’était une affaire assez fleurissante qui faisait de ces derniers  des éternels députés à  l’Assemblée nationale et de meilleurs négociants politiques surtout pendant les élections présidentielles. Toutes ces pratiques organisées avaient pris le temps de s’inscrire en un idéal social au regard de leur perpétuation. Elles sont devenues des modèles et ces catégories d’hommes étaient identifiées dans la société comme des repères. Il ne pouvait en être autrement car ces méthodes leur procure un bien-être qu’enviait e le citoyen lambda. C’est ce cocktail de contre-valeur qui a régné pendant longtemps. Il était encouragé par un contexte marqué par le favoritisme, la corruption à haut débit, l’impunité et tout son cortège explosif et dévalorisant. C’est dans cette atmosphère de dépit qu’est arrivé en 2016 l’actuel chef de l’État. Pendant qu’il disait dans son discours qu’il fera des réformes, le groupe des forts d’hier ricanaient à gorge déployée. Ils le prenaient pour un vrai prétentieux. Nous y voilà.

Une audace nécessaire, une bravoure à saluer

 

 

AT

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Actu Benin ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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