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Gouvernance : Comment Talon brime les cadres béninois

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Patrice Talon n’a que faire des droits des travailleurs béninois. Le limogeage en juillet dernier des membres de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) reste un exemple des faiblesses décriées du Chef de l’Etat.

Dans sa décision Dcc 17-023 du 2 février 2017, la Cour constitutionnelle a jugé contraire à la Constitution le limogeage des membres de l’Arcep. Selon la Haute juridiction, la décision du 27 juillet 2016 et confirmée par le décret n°2016-631 du 12 octobre 2016, viole la loi fondamentale. Les 7 Sages ont estimé que les membres de l’Arcep déchargés n’ont pu exercer leur droit à la défense à la suite des reproches qui leur ont été faits. Ces agents malheureux n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer. Le gouvernement de la Rupture ne leur avait fait aucun cadeau. Il a agi comme si le Bénin était un Etat de non droit. Les droits des travailleurs sont ignorés. Même ceux qui sont consacrés par la Constitution du 11 décembre 1990. Les travailleurs n’ont pas voix au chapitre sous la Rupture. Alors qu’il est le président du Bénin, Patrice Talon donne l’impression de porter les espoirs d’une frange de la population. Car ce limogeage sauvage ressemble, à bien y penser, à une purge. On ne voulait pas des têtes de ces commis de l’Etat. Et il fallait tout faire, même utiliser les moyens peu recommandables, pour les virer. Les membres de l’Arcep ne sont pas les seuls agents publics victimes de l’arbitraire du Chef de l’Etat.Il y avait l’affaire Todomè, du nom de l’ancien Directeur général de l’Office de radiodiffusion télévision du Bénin (Ortb). En effet, Stéphane Todomè a été démis de ses fonctions en mai 2016 et remplacé par Georges Amlon alors que son mandat de quatre ans courrait toujours. Saisie, la Haute juridiction avait déclaré anticonstitutionnel l’arrêté ministériel 2016-n°050/MENC/DC/SGM/DRH/SA du 26 mai 2016 portant nomination du Directeur général de l’Ortb par intérim Amlon. A en croire la décision de la Cour, « Stéphane Todomè, nommé pour un mandat de quatre ans pour compter du 02 novembre 2012, n’est ni admis à faire valoir ses droits à la retraite, ni à la fin de son mandatou accusé de faute grave matériellement établie». Il était donc illégalement relevé de ses fonctions. Certains observateurs avaient interprété, à l’époque, la décision du gouvernement comme une chasse aux sorcières. L’ancien Directeur général Stéphane Todomè qui a longtemps travaillé sous le régime de Yayi Boni « ne méritait pas » la confiance de Patrice Talon. Le gouvernement de la Rupture s’en est simplement débarrassé.

Ces décisions violent les droits élémentaires des agents publics et briment des cadres de l’Administration. Elles ne confortent guère la cohésion nationale. Or, elles sont de plus en plus légion. Ces décisions attaquées, parce que considérées comme injustes, pourraient bien devenir l’une des nombreuses raisons fondant une future et vraie oppositionau gouvernement de Talon.

Mike MAHOUNA

Matin Libre

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7 COMMENTAIRES

  1. YAYI ou TALON,le massacre ne date pa de 2016.Mais il faut qu’ils se rappellent d’une chose:l’interêt du peuple Beninois doit être au premier rang et j’en ais fini!!!!!

  2. chaque nouveau gouvernement fait ces heureux et ces malheureux, même chez le plus grand pays de l’oncle SAM trump a remplacer l’equipe OBAMA par les siens.

  3. Évidemment tout le monde ne peut pas être content ! Sous Yayi on a connu pire ! Juste quelques exemples : Le Rdr de Gogounou un fils de perere renvoyé de son poste alors même que son DG en disait le plus grand bien ! Son tord il est de l’Alliance Soleil de Sacca Lafia, le Rdr de bembereke, un fils de bembereke, ainsi que celui de perere relevés de leurs postes pour appartenance à l’Alliance Soleil ! Il y a plusieurs autres anonymes ! Donc les faits que vous reprochez à Talon ne datent pas d’aujourd’hui ! Tout au moins l’ortb ne fait plus l’apologie d’un régime encore moins d’un individu ! ! ! !

  4. Ce n’est pas seulement les cas des cadres de l’ARCEP et de Todomè mais il existe encore bien d’autres cas. Je veux citer les fonctionnaires de la Présidence de la République qui ont été arbitrairement sortis pour les faire remplacer par des agents de Bénin Control SA qui ne sont même pas agents de l’Etat. Au total 231 agents ont été arbitrairement renvoyés du palais sans aucun respect des lois et textes régissant l’Administration

    • Commenter :c,est un président qui ignore les lois de la nation il est plus pire que yayi a mon avis il doit être le premier incompétent des Béninois.

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