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Coup de gueule de Boni Ourou sur la sortie de Talon

Coup de gueule de Boni Ourou sur la sortie de Talon
Coup de gueule de Boni Ourou sur la sortie de Talon

Le jeudi 11 avril est une date suite à laquelle beaucoup d’ancres ont coulé et plusieurs langues ont articulé des mots et continuent de le faire. Le 11 avril dernier était marqué par la sortie médiatique du chef de l’État sur la situation politique du pays. Mais apparemment, cette sortie a tapé sur les nerfs de plusieurs acteurs politiques et autres, dont le politologue, Boni Ourou.

Sur sa page Facebook, il va décrypter la sortie de Patrice Talon tout expliquant certains points d’ombres. Lors de cette fameuse sortie le soir du 11 avril, le chef de l’État a mis sur plateau, le problème de la défaillance du système partisan. Qu’est-ce-que Boni Ourou pense de ça ? Pour lui, c’est juste un « faux problème ». Parce que le système partisan « n’a aucun problème » selon lui. Le problème se trouve plutôt au niveau du déficit de connaissance sur le système partisan, dit-il. Il explique en effet que le système partisan béninois ne compte que 11 partis politiques aujourd’hui et que ce n’est pas tous les partis en présence dans un système politique qui font partie du système partisan.

« Le système partisan, c’est la résultante entre les partis politiques après une compétition c’est-à-dire une interaction entre les partis politiques à l’issue du résultat d’une compétition électorale », précise Boni. En résumé, il fait comprendre que les 250 partis ne sont pas tous du système partisan mais juste les 11 partis à l’Assemblée Nationale. L’autre point soulevé par le chef de l’État est celui de la nomination des postes de responsabilités. Pour Boni Ourou, cela ne devrait pas être évoqué. Il fait savoir que le Bénin est dans un « système présidentiel ».

« Le gouvernement, dans un système présidentiel, peut être formé d’experts ou de n’importe quelle personne pourvue que cette dernière ait les compétences nécessaires pour le poste à pourvoir », indique-t-il. Donc dans ce genre de système, le gouvernement n’est pas formé de ministres qui sont à la fois députés comme si c’était dans un « système parlementaire ». En ce qui concerne la question de la majorité parlementaire, il explique que le fait d’être la majorité à l’Assemblée Nationale ne veut pas dire « s’enfermer dans une chambre et concevoir une loi pour aller la voter après à l’Assemblée ». Il reconnait qu’elle a une certaine priorité mais « la majorité a également le devoir dès qu’une loi est conçue, de la proposer ou de la soumettre à la minorité afin qu’un débat puisse être fait autour pour le renforcement de la loi ».

Pour ce dernier, la loi de la majorité ne l’autorise pas à décider à elle seule, de tout. « Il faut un débat entre les deux camps et c’est le sens même de la vitalité d’un régime démocratique », va conclure Boni Ourou.

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