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CENA: Les vérités de Tiando aux partis politiques engagés pour les législatives

CENA: Les vérités de Tiando aux partis politiques engagés pour les législatives | Benin Times

Emmanuel Tiando, président de la CENA a lors de la rencontre avec les responsables des partis politiques mardi passé, répondu à plusieurs questions dont, celles du quitus fiscal et du certificat de conformité, qui donnent des troubles mentaux à ses derniers. Voici quelques lignes de son intervention…

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« Vous avez un certain nombre de préoccupations. J’avoue que ces préoccupations nous les comprenons mais certaines ne peuvent pas être réglées à notre niveau. Le certificat de conformité qui n’est pas délivré, c’est le ministère de l’intérieur qui s’occupe de ces questions-là. Nous avons saisi le ministère de l’intérieur pour qu’il nous fasse la liste des partis politiques qui sont enregistrés régulièrement, jusqu’à présent nous n’avons obtenu de réponse. Ce que nous pouvons vous dire, c’est que nous allons continuer, bien que cela ne relève pas de notre compétence. Nous allons nous rapprocher du ministère pour lui dire qu’il y a ce problème qui se pose au niveau des partis politiques. Mais ce n’est qu’une action vraiment de bénévolat. Parce que c’est vous, en fait, qui devriez vous organiser pour pouvoir obtenir, au-delà de vos querelles politiques, ce document-là qui est essentiel dans la déclaration de candidature. Nous, de notre côté, on fera la démarche. (…)

Du quitus fiscal et de son obtention

La question du quitus fiscal, là encore, ça ne relève pas de la compétence de la CENA. Mais c’est encore vous qui pouvez vous organiser pour obtenir ce que vous voulez en tant que parti politique. Nous, on ne peut pas trop se mêler de ces démarches. Mais parce que nous sommes des amis, parce que sans vous il n’y aurait pas de CENA, nous allons voir dans quelle mesure porter cette information au niveau du gouvernement, en l’occurrence au niveau du ministère des finances. Mais cela ne garantit pas le succès de l’opération que nous allons mener. Les modalités d’obtention de ce quitus fiscal, c’est-à-dire le paiement en ligne, ce n’est pas une décision de la CENA. C’est une décision du ministère des finances. Ce n’est pas que nous ne voulons pas vous aider mais chacun doit jouer sa partition, chacun a ses compétences. Si nous allons au ministère des finances pour dire mais, la méthode que vous avez mise en place n’est pas une bonne méthode, ils peuvent nous dire mais de quoi vous mêlez-vous ? Ce n’est pas votre affaire. Nous sommes des légalistes et nous voulons respecter la légalité. C’est la meilleure façon de garantir la transparence. La légalité et la sanction. Parce que si vous ne sanctionnez pas, vous ne pouvez pas être transparent.

De l’application de l’article 46 du code électoral

Tout à l’heure quand le commissaire Abou Soulé Adam disait : « préparez-vous avant d’entrer dans l’antichambre du roi », c’est bien vrai. Si vous n’êtes pas prêts, ne venez pas auprès du fétiche. Parce que le fétiche va refuser votre offrande. Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on dira à quelqu’un, écoute, ta candidature est rejetée mais c’est parce que la loi est ainsi faite. Il faut bien l’appliquer et c’est en l’appliquant que nous allons vous discipliner. Il n’y aura pas d’état d’âme en matière d’application de la loi. Quel que soit le parti qui va se présenter, s’il n’est pas en règle, mais on dira qu’il n’est pas en règle. Donc, faites attention. Préparez-vous avant de venir. Dès lors que vous venez nous voir, on prend votre dossier, vous ne le maîtrisez plus. C’est notre affaire et c’est nous qui savons ce qui est bien ou pas et c’est nous qui allons dire ce que vaut dossier. La CENA ne vote pas les lois. Elle ne les promulgue pas. Tout ce qu’on nous demande de faire à la CENA, c’est appliquer ce que le législateur a dit. Si chacun de nous ici devrait donner son point de vue sur le code électoral, vous allez constater qu’il y a divergences de points de vue. (…) Vous avez des députés dans la salle. C’est eux qui ont voté la loi. Donc tous les problèmes que vous posez là, il faut les leur demander. Il y a un qui est en face de moi. Ce sont eux qui peuvent répondre. Ne nous demander pas de faire autre chose que d’appliquer la loi.

Nous, nous ne sommes pas des politiques et même si on l’était, qu’est-ce qui prouve qu’on sera ensemble ? On ne peut pas de mettre à côté des politiques pour être encore arbitre. Ce n’est pas possible. Notre rôle c’est d’être des arbitres. Mais si nous nous mettons de votre côté pour tenir des pancartes et aller au ministère des finances et protester contre le quitus fiscal, nous allons plus revenir ici. Ce n’est pas qu’on ne veut pas vous aider mais ne devons pas prendre part à vos débats. L’opportunité de la loi, ça ne nous concerne pas. C’est l’application de la loi qui nous concerne et nous voulons rester dans ce rôle. Après, quand on va appliquer, et législateur et ceux qui ont appliqué la loi, vont se retrouver pour dire mais, faisons une évaluation pour voir ce qui s’est passé. Est-ce qu’on peut continuer à l’appliquer de cette manière. Mais tant qu’on ne l’a pas appliqué, on ne peut pas faire cette réunion-là.

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