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Bras de fer des travailleurs avec la hiérarchie forestière : les syndicats des eaux et forêts méprisent la discipline militaire

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Les forestiers du Bénin, à travers leurs deux syndicats, le Syndicat des forestiers du Bénin (Synforb) et le Syndicat national des agents des eaux, forets et chasse (Syna-Efc) étaient en assemblée générale extraordinaire le samedi 07 octobre 2017 à Cotonou. Au terme de leurs assises, visiblement en méconnaissance ou en ignorance des textes régissant la discipline au sien des forces militaires et paramilitaires, ils ont exigé la libération sans condition, de leur camarade Patrice Trékpo.

 

Mis aux arrêts de rigueur de 45 jours, puis prolongés à 60 jours, depuis le 05 Septembre 2017, la libération du Capitaine des Eaux et Forêts et par ailleurs Secrétaire général par intérim du Syndicat national des agents des eaux, forets et chasse (Syna-Efc) a été une des principales résolutions de l’Ag des forestiers tenue le week-end écoulé. S’ils n’obtiennent pas satisfaction dans les brefs délais, ils promettent des actions énergiques dans les prochains pour dénoncer les dérives du gouvernement de la Rupture ainsi que les atteintes aux libertés observées au Bénin depuis Avril 2016. Mieux, il se murmure que les centrales syndicales sont sur le point de paralyser l’administration afin de soutenir les forestiers.

Au regard de cette exigence, tout porte à croire que les syndicalistes forestiers, qui ont reçu le soutien des baobabs du monde syndical béninois, ignorent les règles élémentaires de la discipline militaire. Le comportement des forestiers est perçu dans l’opinion publique comme un bras de fer engagé avec le gouvernement pour exiger la libération d’un des leurs dont la faute est pourtant reconnue. De l’avis général, ils gagneraient à demander la clémence de leurs autorités. Le mis en cause, dès l’annonce de sa sanction avait d’ailleurs entrepris de présenter publiquement des excuses au Ministre du Cadre de vie et du développement durable. Manifestement, ils visent d’autres objectifs en cherchant à aller à l’encontre des textes régissant leur corporation.

La réaction des forestiers n’est pas sans rappeler un fait similaire intervenu il y a quelques semaines. A l’annonce de la mutation du magistrat Mardochée Kilanyossi, le bureau national de l’Union national des magistrats du Bénin (Unamab) avait publié un communiqué demandant au gouvernement de revenir sur sa décision. Faute de quoi, avaient menacé le président Michel Adjaka et ses collègues, une grève serait déclenchée afin d’obtenir satisfaction. Mais s’étant visiblement rendu compte de leurs erreurs, qu’une loi organique ne pouvait se conformer à une loi ordinaire, ces magistrats ont vite tourné la page.

C’est à cette sagesse que devraient se référer les forestiers et emprunter le chemin du dialogue. Faute de quoi, ils n’auraient rendu aucun service à leur collègue Patrice Trékpo.

 

Juste SEWLAN

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Source : pressej.info

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