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Bénin : Mauvaise gestion des finances à l’assemblée nationale

Bénin : Mauvaise gestion des finances à l’assemblée nationale | Benin Times
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Il y a quelque temps les députés de la 8ème législation, ont demandé un contrôle au niveau de la gestion financière de la législation passée. Gérard Gbénonchi, président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale en parle aussi. 

« La loi dit que c’est le président de l’Assemblée nationale qui est l’ordonnateur du budget. Mais c’est les questeurs qui ont signature sur les comptes et qui gèrent. Mais on ne peut pas gérer sans qu’il y ait de contrôle de l’exécution du budget », a-t-il déclaré le samedi, dans son interview sur la chaîne nationale.

Quelques jours après le vote du budget exercice 2020 de l’institution, il tenait à expliquer le mécanisme de contrôle de la gestion financière du Parlement, avant d’évoquer les irrégularités constatées sous une législature précédente.

Il affirme que « Le règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit que chaque année, le président de l’Assemblée nationale met sur pied une commission spéciale temporaire, composée d’un membre par groupe parlementaire » ; il poursuit pour montrer la disposition prise au cours du contrôle de gestion.

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« Lorsque la commission travaille pour contrôler l’exécution du budget d’une année donnée, la loi stipule que le rapport est déposé au président de l’Assemblée nationale qui joint à ce rapport, un projet de décision d’exécution du budget »

Mais il affirme parler en connaissance de cause, car il a fait partir de celle commission spéciale. C’est de cette expérience qu’il aurait découvert des irrégularités, dans la gestion exercée au parlement.

 « Dans notre travail, nous avons découvert des irrégularités de gestion, de centaines de millions. On a déposé le rapport, mais pendant toute la législature, j’ai fini mon mandat, sans avoir de suite à cela », a-t-il révélé.

« De l’expérience que j’ai eue, je vois que lorsque le rapport est fait, déposé au président de l’Assemblée nationale, on n’entend plus rien par la suite. Je me suis dit, si c’est ainsi que ça se fait chaque année, il y aura des irrégularités qui passeront sous silence. Il y a des détournements qui passeront forcement sous silence », a insisté l’honorable Gérard Gbénonchi qui sans oublier, fait partir d’un parti de la mouvance.

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Avant lui, le 08 août, à la plénière d’examen et d’adoption du budget 2020 du parlement, d’autres députés dont Augustin Ahouanvoebla, avaient effleuré la question. « On nous chante depuis le 1er janvier 2019 qu’il n’y a pas d’argent à l’Assemblée nationale alors que nous avons un budget.

Et Pourtant, l’Etat central, le gouvernement a toujours fait son devoir. Qu’est-ce qui s’est passé entre temps pour que véritablement on en soit là ? Allons-nous fermer les yeux là-dessus ?».

Des propos qui ont suscité la réaction de l’ancien président du parlement qui s’est défendu en ces termes, « On ne saurait parler de gestion financière’ du Président de l’Assemblée nationale qu’aux prix d’une méconnaissance totale des textes et d’une malveillance caractérisée ».

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