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Bénin : l’USL dit non aux exigences du ministère de l’Intérieur (déclaration)

Bénin : l'USL dit non aux exigences du ministère de l'Intérieur (déclaration) | Benin Times
Bénin : l'USL dit non aux exigences du ministère de l'Intérieur (déclaration)

Après la rencontre avec le chef de l’État, les 10 partis étaient au ministère de l’intérieur et de la sécurité publique dans le but de satisfaire aux exigences pour exister juridiquement. Juste que les conditions fixées par Sacca Lafia ne sont pas du goût de l’USL qui conteste avec la dernière rigueur.

DECLARATION DE L’USL

Depuis sa création le 24 mars 2018, l’USL est restée en tout point et même au-delà de ce qui est exigé par la loi, conforme aux exigences législatives de notre pays. Le congrès constitutif de Djeffa et toutes les démarches administratives d’existence du parti en témoignent. Et quand  il avait déjà plu au pouvoir Talon d’essayer de nier l’existence de ce parti, ils n’ont eu de choix que de délivrer même hors délai notre récépissé définitif 2018/N°259/MISP/DC/SGM/DAIC/SAAP/SA dû 19 novembre 2018. Sur la base intangible de ce récépissé définitif, l’USL, tout en contestant la valeur démocratique des nouvelles lois votées (Charte des partis politiques et code électoral), s’est aussitôt attelée à s’y conformer en respectant ici aussi toute la loi dans ses moindres détails. L’USL indiquait déjà à l’époque que c’était le pouvoir exécutif  qui ne voulait pas respecter la loi. Elle a pu le démontrer à toutes les instances nécessaires.

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L’USL a saisi aujourd’hui l’occasion pour démontrer une fois de plus à l’opinion internationale la nature de la gouvernance qui s’est installée au Bénin depuis avril 2016. En effet, c’est en prévision de cette révélation que nous avons accepté de rencontrer le Président de la République le 15 juillet 2019. En y allant nous avons clairement indiqué que nous attendions que les documents d’existence du parti soient purement et simplement remis. Ce ne fut pas le cas. Mais les solutions évoquées verbalement par le président de la République lors de cette rencontre pouvaient être contestées si nous n’en apportions pas les preuves. C’est pourquoi nous nous sommes rendus au cabinet du Ministre de l’intérieur ce 18 juillet 2019. Nous en détenons un document écrit qui correspond à ce que Patrice Talon souhaite nous voir faire avant de disposer de nos droits.

Patrice Talon nous demande expressément de faire du faux, de fabriquer des documents qui n’ont aucune base juridique pour remplacer tout ce qui a été honnêtement bâti en respect des lois qui gouvernent le Benin. Hier comme aujourd’hui donc, le Président Patrice Talon a choisi de rester en marge du droit, de tuer notre état de droit et tente de nous entraîner dans cette dérive consommée. L’USL ne fera jamais du faux et, pour aucun intérêt, n’acceptera de fabriquer des documents illégaux. L’USL oppose donc un refus ferme et catégorique aux demandes illégales écrites qui lui sont transmises par le ministère de l’intérieur.

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L’USL demande au gouvernement et à son chef de prendre tout seul ses responsabilités devant l’Histoire et d’en assumer tout seul les conséquences. Qu’il prononce s’il s’en sent le pouvoir basé sur le droit de supprimer tous les partis de l’opposition et que cela soit inscrit dans l’Histoire de notre Nation.L’USL rappelle à tous ses militants de rester sereins et calmes. Nous avons réussi à faire la preuve écrite de la mauvaise foi caractérisée de ce pouvoir pour ceux qui en doutaient encore. Chacun assumera ses responsabilités.

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