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Bénin – dialogue politique : les grands absents de l’opposition

Bénin - dialogue politique : les grands absents de l'opposition | Benin Times
Bénin - dialogue politique : les grands absents de l'opposition

D’après 2019 Afriquinfos, les acteurs clés de l’opposition n’ont pas pris par au dialogue politique lancé ce jeudi à Cotonou par le président Patrice Talon, qui a pour but de trouver des solutions de sortir de la crise qui gangrène le Bénin depuis les législatives d’avril.

Ce matin au palais des congrès, le président Patrice Talon à l’ouverture, déclare « Le dialogue politique auquel je vous convie trouve sa justification dans la volonté de notre peuple de voir ses acteurs politiques se hisser à la hauteur des défis qu’impose la construction de l’État ». Il poursuit en disant « Il s’inscrit dans mon souci permanent d’associer les acteurs politiques à la recherche des compromis aux questions essentielles, notamment électorales, dont la résolution est indispensable ». « Notre rencontre de ce jour, loin d’être le signe d’un quelconque stress de notre démocratie, s’apparente à une exigence de check-up quand survient une quinte de toux d’une résonance inhabituelle », a ajouté le président.

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Ce n’est plus un secret pour personne dans le pays, la crise sociopolitique générée par l’application des lois sur la nouvelle charte des parties politique, qui, de par ses exigences, a exclu beaucoup de partis politiques notamment ceux de l’opposition pour la participation aux législatives d’avril dernier en république du Bénin. Ceci a engendré beaucoup de violences causant des pertes en vies humaines et matériel. « Notre charte des partis politiques et notre code électoral nous ont causés du tort, parce que bon nombre d’entre nous, à la mise en œuvre, ne s’y sont pas retrouvés », a reconnu le chef de l’État.  « Nous nous sommes déchirés au point de compromettre notre cohésion », a-t-il ajouté. Le dialogue doit ainsi permettre de « réfléchir et échanger sur les adaptations possibles à y apporter en vue d’une meilleure et réaliste organisation (…) de la compétition politique » avant les élections locales prévues pour mars 2020.

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Mais pour ce dialogue en cours, il faut noter que beaucoup de parti politique notamment de l’opposition sont absents toujours à cause des même exigences de cette même charte qui les avaient empêchés de participer aux législatives derniers. Il s’agit de l’Union Sociale Libérale (USL) de l’homme d’affaire Sébastien Ajavon, aujourd’hui exilé en France, et de Restaurer l’Espoir, de l’ancien ministre de la Défense Candide Azannaï.

Pour montrer leur désaccord, l’opposition a organisé dans le même temps,  »un contre dialogue » dénommé  « les assises de la résistance », et présidé par l’ancien chef d’État Nicéphore Soglo. Ce contre dialogue rejette simplement ce qui se passe au palais des congrès et exige des préalables phares pour tout dialogue à savoir : retour des exilés politiques, la libération des opposants emprisonnés et la reprise des législatives d’avril dernier de manière inclusive.

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