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Bénin/Amendement de la Constitution : Pourquoi la minorité a snobé le vote du 05 Juillet Des députés ont exigé l’abandon des poursuites de levée d’immunité

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Bénin/Amendement de la Constitution :

Pourquoi la minorité a snobé le vote du 05 Juillet

  • Des députés ont exigé l’abandon des poursuites de levée d’immunité

Cyrille LIGAN

L’échec du projet de modification de la Constitution, loin d’être motivé par des obstacles techniques comme l’opposition essaie de le faire croire à l’opinion, semble au contraire être la conséquence d’un chantage politique. Tandis que les polémiques s’enflent, les réelles motivations du comportement paradoxal des députés de la minorité parlementaire s’étalent au grand jour. Comme un vent qui attise les braises de la radicalisation, le vote d’adoption de la proposition de loi portant amendement de la constitution a permis à l’opposition de renforcer sa position et de se préparer à l’affrontement, balayant du revers de la main toute ouverture aux concertations, sans des contreparties, que tous savent inacceptables. En effet, de sources crédibles et après recoupement, on apprend que les députés de l’opposition ont décidé de snober le vote de ces amendements tant que la poursuite de la levée de l’immunité parlementaire de leurs camarades poursuivis, en l’occurrence les députés Valentin Djènontin et Idrissou Bako, n’aura pas été abandonnée.

Alors qu’ils accusaient le gouvernement de dissimuler quelque chose dans le texte final du projet sans pour autant chercher à le corriger, ceux qui s’estimaient les plus inquiets dans le rang de l’opposition ont ainsi trouvé un bon alibi, parce que gênés par leurs entourloupettes et contraints de justifier leur vote contre ce texte dont le bien-fondé est connu de tous. Leur adhésion aux concertations sur les points de l’amendement n’était pas que superficielle. C’est plutôt le refus du gouvernement d’accéder à leur requête qui les a hérissés. Ces députés de la minorité parlementaire auraient même demandé des garanties à leurs interlocuteurs du Bloc de la majorité avant de voter en faveur de l’adoption du texte. Mais n’ayant pas obtenu cette concession, ils ont décidé de ne pas voter pour l’adoption de cette proposition de loi ce jeudi 5 juillet.

Il est désormais évident que les députés de l’opposition assumeraient plus facilement de dresser le lit au règne de l’impunité plutôt que d’accomplir leur devoir d’élu. Parmi la vingtaine de députés dont le souci n’a été autre que d’infléchir le texte, certains comme Léon Basile Ahossi ont ouvertement expliqué que s’ils votent ce texte, l’opposition n’aurait plus aucun moyen de pression sur le gouvernement. Des propos qui voilent le chantage qu’ils ont fait au gouvernement avant le vote de ce jeudi. Les arguments développés à la plénière ne sont que du théâtre. Les vraies raisons sont ailleurs. Les réelles motivations du blocage de l’adoption de ce texte par députés de la minorité parlementaire sont désormais mises à nu. Contrairement à ce qu’ils véhiculent dans l’opinion, ces députés n’agissent en aucun cas pour l’intérêt général. Sinon, comment comprendre qu’ils luttent pour perpétuer le règne de l’impunité alors qu’ils disent défendre les intérêts du peuple ? L’impunité rime-t-elle désormais avec la recherche de l’intérêt du peuple ?

Loin de là, la situation interpelle sur la culpabilité ou non de ces députés qui sont comme hantés par les dossiers de mauvaise gouvernance et d’acte de prévarication dans lesquels sont impliqués certains d’entre eux. On se demande de quoi ont-ils peur s’ils sont vraiment blancs comme neige comme ils ne cessent de le rappeler. Par ailleurs, la bravoure des députés de la majorité parlementaire est à saluer. Leur attitude démontre sans aucun doute qu’ils sont acquis à la cause du Chef de l’Etat et sont déterminés à l’accompagner dans ses efforts pour nettoyer les écuries d’Augias. Une écurie qui sera mis au propre contre vents et marrées, malgré la modification de la loi fondamentale ou non.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Pharaons ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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1 COMMENTAIRE

  1. N’importe quoi arrêtés de tromprer les béninois
    c’était l’amendement maintenant c’est la modification quel merde au niveau de l’assemblée ?
    le BMP ne joue pas franc jeu donc la minorité est leur image
    la constitution,nous allons la modifié ensemble lorsque les conditions seront réunies et quand le consensus sera effective.Bravo à la minorité parlementaire

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