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Ahouanvoèbla: «Personne ne peut prendre le pouvoir au président Talon en 2021»

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Ancien membre influent du Parti du renouveau démocratique (Prd), le député Augustin Ahouanvoébla était ce dimanche 02 décembre, l’invité de l’émission hebdomadaire ‘’Ma part de vérité’’ de Golfe Tv. Il s’est surtout prononcé sur les tenants et les aboutissants de l’Union progressiste, de ses déboires avec le Prd et de la gouvernance du président Patrice Talon. Augustin Ahouanvoébla a invité les Béninois à soutenir le chef de l’Etat dans ses réformes, et a exhorté la classe politique à se conformer à la réforme de la Charte des partis politiques.

29 députés, 33 maires, des centaines de conseillers communaux et municipaux issus de la kyrielle de partis politiques et de mouvements, constituent à sa naissance, le poids de l’Union progressiste, parti dont le congrès constitutif a eu lieu le samedi 1er décembre à Cotonou. Invité à propos, Augustin Ahouanvoébla a précisé que la naissance de ce parti est le début d’une réforme intégrale du système partisan au Bénin. Saluant le courage du chef de l’Etat à initier et conduire cette réforme, il a prédit la fin de la personnalisation des partis au Bénin. « Jusqu’à ce que la réforme du système partisan prenne corps, nous avions dans notre pays des partis politiques qui étaient associés à des noms de personnes. Le Psd de Bruno Amoussou, le Prd de Adrien Houngbedji, la Rb de la famille Soglo », a-t-il cité en exemple, confirmant que l’époque où certains individus étaient au-dessus des partis politiques est révolue. Dans les détails, Augustin Ahouanvoébla a énuméré les instances de l’Union progressiste et de l’organisation mise en place non seulement pour couvrir le territoire national, mais aussi pour la conquête du pouvoir les années à venir. «…Aujourd’hui nous avons un bureau politique provisoire de 59 membres, et nos deux missions principales sont d’installer les structures à la base en temps réel, d’organiser la campagne pour les législatures de 2019 et surtout organiser le 1er congrès ordinaire du parti prévu pour fin 2019 », a-t-il annoncé. Basée sur l’idéologie classique de la gauche, l’Union progressiste est en grande partie de la doctrine socialiste et a pour devise « Aimer notre peuple et servir » Pour Ahouanvoébla, « …Nous devons accepter le renoncement de soi pour avancer ensemble. L’Union progressiste est le parti du peuple, le parti du social. Il est temps d’avancer ensemble avec courage et lucidité »

De ses déboires avec le Prd

« Les relations qui existent entre le président Houngbédji et moi ne sont pas que politiques » avouera Augustin Ahouanvoébla qui a évité longuement la question sur ses relations actuelles avec le Prd et son ancien mentor Me Adrien Houngbédji. Tout en confirmant les propos et actes posés contre sa personne dans ce parti, il a clarifié que le président Houngbédji demeure son père. « Je ne peux pas venir désavouer un père publiquement à la face du monde parce que l’éducation que j’ai reçue ne me le permet pas. (…). Le papa a toujours raison, même s’il ment », a-t-il laissé entendre pour clore le débat. Il a martelé qu’il n’est plus du Prd et qu’il s’est définitivement enraciné dans l’Union progressiste : « Je suis aujourd’hui de l’Union progressiste et je fais partie des 59 personnalités du bureau politique. Je demeurerai progressiste jusqu’à la mort ».

 

De la gouvernance Talon : « c’est de l’illusion pure et dure de croire que quelqu’un peut venir prendre le pouvoir au Président Patrice Talon en 2021 »

Sans langue de bois, l’invité de ‘’Ma part de vérité’’ a dressé un bilan élogieux de la gouvernance du président Talon. Parti du programme d’actions du gouvernement pour aboutir aux réformes en cours, Augustin Ahouanvoébla a rappelé que le pays est en chantier et que chaque Béninois doit pouvoir se retrouver dans ce qui se fait. « Les salaires sont payés régulièrement et il y a eu d’augmentation dans tous les secteurs », a-t-il dit pour contredire ceux qui estiment que l’argent ne circule pas. A en croire le député c’est l’argent sale qui ne circule plus, et le chef de l’Etat a une politique de développement qui n’a jamais été mise en œuvre depuis les indépendances. « Nous avons peut-être eu la possibilité de nous enrichir illicitement par le passé. Mais les réalités qui sont les nôtres aujourd’hui ne permettent plus à personne de le faire parce que nous sommes à l’ère de l’assainissement dans tous les secteurs de la vie de notre pays ». A le croire, l’arrivée du président Talon est une chance pour le Bénin et plus particulièrement pour les populations de l’Ouémé-Plateau. « Vous pensez que les populations de l’Ouémé sont bêtes ? Pendant 30 ans, nous avons tout fait pour être dans l’opposition. Et depuis bientôt 3 ans, le président Patrice Talon a pris en main le développement de l’Ouémé et de la ville de Porto-Novo. C’est une grosse chance pour nous dans l’Ouémé. Vous pensez que les populations sont prêtes à retourner dans l’opposition ? La grande mobilisation de ces populations hier au congrès de l’Union progressiste est la preuve de l’engagement populaire de rompre avec les vieilles habitudes qui ont arriéré le département. Et c’est un nouveau soleil qui se lève là-bas », a-t-il déclaré. Parlant des exilés politiques, l’homme pense qu’aucun d’eux n’est exilé pour leur prise de position. « Même ceux d’entre eux qui font l’objet de poursuites sont plutôt des gens qui doivent répondre pour des crimes économiques ». Il pense que le Patrice Talon, même s’il ne fait plus rien d’autre aujourd’hui, est déjà entré dans l’histoire du Bénin, rien que par l’effectivité de la réforme sur le système partisan. Et, pour calmer les ardeurs présidentielles, il a précisé que « c’est de l’illusion pure et dure de croire que quelqu’un peut venir prendre le pouvoir au président Patrice Talon en 2021 ».

 

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Evenement précis ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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