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10 milliards F Cfa pour quatre barrages dans le septentrion!

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Le Parlement a donné son quitus, ce jeudi 12 octobre, au Gouvernement pour la ratification d’un accord de prêt d’un montant de dix milliards F Cfa auprès de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour la construction de quatre barrages à buts multiples dans les communes de Nikki, Kandi, Ouassa-Péhounco et Kérou. Les sites de Séréwandirou, commune de Nikki ; Wéna à Kandi ; Sinaou à Ouassa-Péhunco et Bassini à Kérou seront bientôt dotés de barrages à buts multiples. C’est du moins ce qui ressort de l’examen du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt d’un montant de dix milliards F Cfa, signé par échange de courriers le 27 avril dernier entre la République du Bénin et la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Il s’agit d’un financement partiel qui s’inscrit dans le cadre du Projet de développement des infrastructures socio-économiques et de sécurité alimentaire dans le bassin du Niger. Ce financement dont la ratification a été autorisée hier à l’unanimité des députés va permettre de contribuer à une croissance socio-économique soutenue dans le bassin du Niger à travers la maîtrise de l'eau et le développement d'infrastructures rurales utiles à l'amélioration des conditions de mise en marché des produits agricoles. De façon spécifique, le projet vise, en dehors de la construction de quatre barrages à buts multiples, l’aménagement de 169 ha en aval desdits barrages en vue de la production de riz et des cultures maraîchères, la réalisation de huit étangs piscicoles et l'empoissonnement des plans d'eau des barrages, la construction d'abreuvoirs et de marchés à bétail et des actions de renforcement des capacités des populations bénéficiaires et de protection de l'environnement. Ce projet contribuera par ailleurs à l'intensification et à l'accroissement de la production agricole, pastorale et halieutique, l'amélioration du cadre de vie des populations bénéficiaires du projet, la création d'emplois, la lutte contre la pauvreté et à la création de la richesse additionnelle. Et cela, à travers la construction de quatre retenues d'eau d'une capacité totale de 8,2 millions m3 , l'aménagement de 169 ha en aval des retenues d'eau en maîtrise totale de l'eau et mise en valeur en double culture, la délimitation et le reboisement de 250 ha de bande de servitude pour la protection des berges des barrages, l'aménagement de 24 km de pistes d'accès aux quatre sites et de 40 km de couloirs d'accès aux barrages pour le bétail, l'acquisition de quatre motoculteurs, de quatre décortiqueuses calibreuses, de quatre batteuses, de huit kits d'étuvage de riz et de cinquante bâches… Le coût global du projet, hors taxes et droits de douane, est estimé à 11,850 milliards de francs Cfa réparti dont 10 milliards de francs Cfa au titre du prêt de la Boad, 100 millions de francs Cfa à la charge des institutions de microfinance et 1,750 milliard de francs Cfa à la charge du budget national. Le prêt de la Boad dont l’autorisation de ratification a été donnée hier est assorti d’un taux d’intérêt de 3,60 % l’an avec six mois de périodicité de remboursement étalé sur une durée de 18 ans dont 5 ans de différé. Tous les députés qui sont intervenus dans le débat général qui a précédé l’adoption de ce dossier ont tous loué le caractère très pertinent du projet. La construction de ces barrages permettra de booster les activités agricoles et pastorales dans les localités cibles du projet. Toutefois, Garba Yaya, Idrissou Bako et Mohamed Gibigayé, qui semblent mieux connaître lesdites localités, ont relevé quelques insuffisances dans le dossier. Il y a certains aspects techniques, selon eux, qui ont été omis dans l’élaboration du projet tels que la qualité des espèces ligneuses devant être utilisées pour le reboisement des barrages et le tracé des couloirs de passage des animaux qui iront à l’abreuvoir. Ils suggèrent au Gouvernement de tenir compte de ces observations pour une bonne exécution et la réussite du projet. Les inquiétudes de ces députés seront dissipées par le ministre chargé de l’Eau, Jean-Claude Houssou qui les a rassurés de ce que le projet sera conduit dans les règles de l’art. La 6e session extraordinaire de 2017 clôturée Les députés ont clôturé, ce jeudi 12 octobre, les travaux de la sixième session extraordinaire de l’année 2017 de l’Assemblée nationale ouverte le jeudi 28 septembre dernier, à la demande de la majorité d’entre eux et aussi du chef de l’Etat. Ils ont bouclé, hier, les quinze jours prévus par la Constitution pour la durée maximale d’une session extraordinaire. Mais avant de fermer les travaux, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, président de céans, a fait le point de la production législative au cours de cette session extraordinaire. Selon lui, il y a eu six séances plénières pendant les quinze jours de travaux au cours desquelles ont été examinés et adoptés les dix points inscrits à l’ordre du jour dont le projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2018. Les neuf autres dossiers concernent des autorisations de ratification d’accords de prêts pour la poursuite du programme d'action du Gouvernement dans les secteurs notamment de l’eau, des infrastructures routières, de l’énergie et des logements sociaux. Le montant global des accords de prêt dont la ratification a été autorisée se chiffre à la somme de 349,019 220 milliards F Cfa, informe Eric Houndété. Il félicite les présidents des commissions techniques et ses collègues députés qui ont permis à la session extraordinaire d’atteindre un taux de 100% de réalisation. Avec la clôture hier, les députés renouent désormais avec leurs vacances. Ils reprendront le chemin de l’hémicycle, le jeudi 26 octobre prochain, à la faveur de l’ouverture des travaux de la seconde session ordinaire de l’année 2017 encore appelée session budgétaire de l’Assemblée nationale. Th. C. N. Source : aCotonou

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