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Situation politique au Gabon : le point de vue de Jean Assélé Dabany

Situation politique au Gabon : le point de vue de Jean Assélé Dabany | Benin Times
Situation politique au Gabon : le point de vue de Jean Assélé Dabany

Le président Ali Bongo Ondimba, est rentré et a repris le Gabon de main maitre. Désormais, la maladie est derrière lui. Mais comment le chef de l’Etat doit-il s’y prendre pour cimenter davantage le pacte social et la cohésion nationale pour la concrétisation de son programme de gouvernement ?

En homme politique très averti, Jean Boniface Assélé Dabany, leader infatigable et chef du parti politique dénommé Centre des libéraux réformateurs, en donne sa grille de lecture.

«Le Gabon est un éternel recommencement, car ceux qui dirigent aujourd’hui font preuve de beaucoup d’insouciance, de manque de conscience nationale ou simplement font preuve d’amateurisme…», a dit sans ambages Jean Boniface Assélé Dabany.

Poursuivant sa radioscopie, l’oncle de Ali Bongo Ondimba et ancien général de l’armée gabonaise et également plusieurs fois ministre tient pour fait comptant les tenants et aboutissants du scandale “Kevazingo gate”.

«Lorsqu’on regarde ce qui passe au Gabon aujourd’hui, il y a une injustice criarde, par exemple au sujet de l’affaire “kevazingo gate”, ce bois dont l’exploitation anarchique a fait scandale tout récemment. Certains sont condamnés pendant que d’autres roulent carrosse, ce qui est inadmissible. Dans ce pays, ce n’est pas une première, les enquêtes n’aboutissent jamais», a-t-il déclaré.

Actuellement, opérateur économique, et très actif dans les affaires, il poursuit son diagnostic profond de la situation actuelle du pays.

De son avis, il ressort qu’après le décès de feu président Omar Bongo Ondimba en 2009, c’est son fils Ali Bongo qui lui a succédé à la tête de cet État riche. Mais depuis lors, certains compatriotes de mauvaise foi en ont profité pour faire le désordre. Et les choses se sont aggravées avec la dernière présidentielle de 2016.

Pour lui, «Le Gabon est un éternel recommencement, car ceux qui dirigent aujourd’hui font preuve de beaucoup d’insouciance, de manque de conscience nationale ou simplement font preuve d’amateurisme».

Une analyse sous toutes les coutures

Selon lui, après le retour du président Ali Bongo Ondimba de sa longue maladie, la vie politique gabonaise est très mouvementée. Et ceci après le dernier remaniement gouvernemental qui a permis d’injecter du sang neuf, question d’impulser une nouvelle dynamique.

Il n’a pas manqué d’apprécier à juste titre la réduction du nombre de portefeuilles ministériels et la nomination du britannique naturalisé gabonais, Lee White à la tête du ministère des Forêts.

Et d’affirmer que : «Ce qui se fait maintenant devait l’être depuis 2009 à l’avènement du président Ali Bongo Ondimba à la magistrature suprême».

Face à cette situation, il a déploré le fait que le dialogue national organisé n’ait pas pu aboutir à une réconciliation.

Quant à la crise économique qui frappe la plupart des pays dont le Gabon, le général Assélé a estimé que c’est une histoire due aux visées économiques des occidentaux qui mettent leurs anciennes colonies dans une situation d’éternelle dépendance. Il urge que cela prenne fin.

Il a félicité au passage le chef de l’État, Ali Bongo, qui, dès son arrivée au pouvoir, a décidé que : «Les matières premières soient désormais transformées sur place pour que cela profite plus à l’économie du pays».

Pour finir, le “vieux Assélé” comme on l’appelle ici, n’a pas manqué d’annoncer ses propres perspectives.

C’est ainsi qu’il a exposé son projet relatif à un vaste chantier impliquant un marché ultramoderne mais surtout un cabinet médical, en faveur des populations locales.

Il n’a pas manqué d’éclairer la lanterne des uns et des autres en ce qui concerne le bien-fondé de la mise en place d’un groupe de médias comportant une chaîne de télévision, une radio, une presse écrite.

«Pour faire de la politique, il faut avoir les moyens, et c’est pourquoi nous sommes au centre de toutes les tendances. Nous prenons toutes les dispositions pour apporter une autre vision à la politique de notre pays. Nous aspirons à diriger ce pays, et nous y avançons doucement, mais sûrement», a-t-il laissé à la postérité.


Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Benin 24 ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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