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Sierra Leone : la lutte contre les violences sexuelles, nouvelle « urgence nationale » décrétée par la Présidence

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Le président sierra-léonais Julius Maada Bio | Crédits : Afolabi Sotunde / archives Reuters

Société Sierra Leone – Le Président de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, a annoncé ce jeudi 7 février que la lutte contre les violences sexuelles devenait une « urgence nationale ». Par ce décret, la Présidence souhaite marquer le coup contre la recrudescence des crimes sexuels sur le territoire nationale, notamment ceux commis contre les mineurs.

De nombreux cas de violences sexuelles sont dénombrés en Sierra Leone. Selon les données de la Police, ils ont doublé en un an, passant de 4800 en 2017 à plus de 8500 en 2018, pour une population de 7,5 millions d’habitants.

En décembre dernier, le pays avait été bouleversé par le cas d’une petite fille de 5 ans. La victime, dont l’identité a été gardée secrète, a été violée un an plus tôt par un proche de la famille âgé de 28 ans. L’acte a été tellement violent que la victime a été atteinte à la colonne vertébrale. En fauteuil roulant depuis son agression, elle risque d’être paralysée à vie.

L’histoire avait scandalisé et choquée le pays; des manifestations ont été organisées à Freetown pour protester contre la « culture du viol » pesante dans le pays, d’autant plus que la grande majorité des cas demeure impunie. En effet, l’ONG Rainbo Initiative affirme que moins de 2% des 3200 cas qu’elle a traités ont abouti à une condamnation au niveau de la Justice.

Face à cette endémie sociale, la Présidence a décrétée ce jeudi 7 février que la lutte contre les violences sexuelles devenait une « urgence nationale ». Désormais, « les pénétrations sexuelles sur mineurs sont punissables de la prison à vie », contre 15 années de réclusion auparavant. Dans son discours, il a reconnu le traumatisme et la douleur des victimes, aggravés par l’absence de justice à leur égard. Pour se faire, des unités policières et magistrats spécialisés vont être assignés au suivi de ces cas spécifiques pour assurer un traitement judiciaire de qualité. Un numéro vert va également être mis en place pour permettre une écoute et un accompagnement des victimes.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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