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Libye : une députée «enlevée» dans l’Est

Libye : une députée «enlevée» dans l’Est | Benin Times
Libye : une députée «enlevée» dans l’Est

Une députée du Parlement libyen basé dans l’Est, qui avait appelé à cesser l’effusion de sang entre camps rivaux, a été «enlevée» et son mari agressé par un groupe armé ce mercredi à Benghazi (est), selon des parlementaires et l’ONU.

Le Parlement élu est basé dans la ville de Benghazi, fief des forces du maréchal Khalifa Haftar, situé dans la partie orientale de la Libye. La mission de l’ONU en Libye (Manul) a appelé ce jeudi «les autorités concernées à enquêter sur l’attaque contre le domicile de Siham Sergewa, sa disparition forcée et à dévoiler le lieu où elle se trouve».

«Faire taire les voix des femmes qui sont dans des postes de preneurs de décision ne sera pas toléré», a souligné la Manul dans un communiqué.

Les services de sécurité à Benghazi ne se sont pas exprimés jusqu’ici sur cette disparition qui intervient au lendemain de l’intervention de la députée, sur Libya al-Hadath, une télévision pro-Haftar, durant laquelle elle a appelé notamment à «arrêter l’effusion de sang». Elle faisait référence aux combats qui opposent aux portes de la capitale Tripoli, les forces du maréchal Haftar à celles du Gouvernement d’union nationale (GNA) basé dans la capitale et reconnu par l’ONU.

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Siham Sergewa avait également dénoncé le «radicalisme» de certains députés acquis à la cause d’un camp ou l’autre, ce qui «divise», selon elle, le Parlement.

Début mai, 42 députés ont annoncé leur boycott du Parlement en raison de son soutien à l’offensive lancée le 4 avril par le maréchal Haftar sur Tripoli. Ils se sont installés dans la capitale où ils ont annoncé la mise en place d’un Parlement dissident.

Dans un communiqué mercredi, ces députés ont dénoncé l’enlèvement de leur collègue, appelant les services de sécurité à Benghazi à «oeuvrer pour la libération et la protection de Siham Sergewa».

De son côté, le GNA a accusé des «milices à Benghazi» d’avoir «enlevé» la députée, estimant que ce «crime est le résultat logique de l’absence de la loi et des libertés fondamentales dans les régions sous le contrôle du gouverneur militaire et ses agents» en allusion au maréchal Haftar et ses forces.

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Accusé par ses rivaux de vouloir instaurer une dictature militaire en Libye, le maréchal Haftar qui contrôle déjà l’Est et une grande partie du Sud, espère étendre son emprise sur l’ouest du pays, notamment Tripoli.

Les combats aux abords de la capitale ont fait 1.093 morts et 5.752 blessés ainsi que plus de 100.000 déplacés depuis 4 avril, selon un dernier bilan de l’Organisation mondiale de la Santé.

Avec AFP



Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Benin 24 ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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