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Le Cameroun pleure ses morts après une attaque meurtrière de Boko Haram

Le Cameroun pleure ses morts après une attaque meurtrière de Boko Haram | Benin Times
Le Cameroun pleure ses morts après une attaque meurtrière de Boko Haram

Le Cameroun a connu dimanche soir à Darak (nord) une des attaques les plus meurtrières menées par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram au cours des derniers mois, faisant 37 morts, selon des sources sécuritaires.

Vingt-et-un militaires et 16 civils ont été tués dans cette région où opèrent les jihadistes, selon ces sources.

De son côté, le ministère de la Défense camerounais a fait état d’un bilan de 24 morts, 16 militaires et 8 civils, dans un communiqué publié mercredi soir.

“Plus de 300 combattants du groupe terroriste Boko Haram lourdemant armés” ont attaqué la localité de Darak – une île camerounaise située à proximité du lac Tchad dans la région de l’Extrême-Nord, selon le ministère.

Cette incursion a été suivie d’intenses combats avec l’armée. 84 combattants de Boko Haram ont été tués et 8 capturés, a également indiqué le ministère.

Avant d‘être “neutralisés”, des jihadistes ont hissé à Darak leur drapeau noir, selon des sources sécuritaires contactées par l’AFP.

“On comptabilise à ce jour (mercredi) 21 militaires et 16 civils morts”, a de son côté assuré un responsable sécuritaire de la région, confirmant une information communiquée par une autre source sécuritaire.

“De nouveaux corps ont été repêchés dans les eaux” de la zone du lac Tchad, selon lui. La plupart des militaires tués sont des marins camerounais déployés dans cette zone dans le cadre de la lutte contre Boko Haram, a-t-il précisé.

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Arrivés à bord d’embarcations équipées notamment de lance-roquettes, des membres de Boko Haram ont visé des positions de l’armée camerounaise, dont un poste de la Force multinationale mixte (FMM, une coalition régionale qui lutte contre le groupe jihadiste), selon une autre source sécuritaire.

De violents combats ont ensuite éclaté. Appuyés par des renforts venus d’autres localités de la région, des soldats de la FMM ont réussi à repousser les assaillants. Une quarantaine de combattants de Boko Haram ont été capturés, selon une source sécuritaire.

Si les autorités tentent encore de comprendre ce qui s’est passé, la piste d’“une attaque ciblée” contre des marins camerounais de Darak, “accusés de racketter pêcheurs et jihadistes qui fréquentent l‘île”, est privilégiée, de source sécuritaire.

Bien qu’affaibli, Boko Haram reste très actif dans la région de l’Extrême-nord du Cameroun, frontalière du Nigeria. Dans l’ouest, le Cameroun est également confronté à un violent conflit armé opposant forces armées et séparatistes anglophones.

Attaques de nuit

En avril, au moins 22 personnes, dont 14 civils et 8 militaires, ont été tuées dans quatre attaques distinctes du groupe dans la région camerounaise, selon un décompte de l’AFP.

Les jihadistes poursuivent leurs attaques dans d’autres pays de la région du lac Tchad comme au Niger, Nigeria et Tchad.

Au Tchad, relativement peu touché ces dernières années par les attaques des jihadistes nigérians, Boko Haram a tué au moins 30 militaires depuis début mars, dans des localités proches du lac Tchad.

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Dans un rapport publié fin mars, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) s’inquiétait de cette résurgence des attaques de Boko Haram dans la région du lac Tchad. Au Niger, 88 civils ont été tués par Boko Haram au mois de mars.

Au Cameroun, le groupe “privilégie depuis des mois des attaques de nuit. Il brûle des maisons, égorge ou tue à l’arme blanche, pose des mines, vole du bétail et du mil”, affirmait fin mars à l’AFP un responsable sécuritaire dans la région de l’Extrême-Nord.

Boko Haram, divisé en deux factions dont l’une a été adoubée par le groupe Etat islamique (EI) en 2016, “conserve toute sa capacité de nuisance”, concédait alors ce responsable camerounais en ajoutant: “tant que Boko Haram ne sera pas rasé au Nigeria, nous continuerons à le subir”.

Dans les quatre pays du lac Tchad (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger), Boko Haram commet des attentats meurtriers, des attaques contre les forces de l’ordre et procède à des enlèvements de civils.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria en 2009, et 1,8 million d’autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

AFP

Source : africanews.com

Cet article a été relayé par un programme informatique. Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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