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Gabon : des nouvelles sur la santé d’Ali Bongo

Gabon : des nouvelles sur la santé d'Ali Bongo | Benin Times
Gabon : des nouvelles sur la santé d'Ali Bongo

Ali Bongo semble sombrer au fur et à mesure que le temps passe. Les produits cosmétiques, les médicaments et la drogue ne produisent pas d’effets.

L’accident vasculaire qu’il a subi le 24 octobre 2018 semble avoir raison du despote qu’il s’accroche à tous les paravents. À l’occasion de la rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle, présidée par Marie-Madeleine Mborantsuo, le dictateur s’est montré très affaibli s’appuyant sur sa canne et amaigri. Sa participation à cette cérémonie a exigé de lui beaucoup de dépenses d’énergie physique, comme ce fut le cas pour la célébration du 59ème anniversaire d’accession du pays à l’indépendance. Très rarement le despote marche sans s’appuyer sur sa canne.

Ils sont nombreux à croire qu’Ali Bongo n’est plus capable de diriger le pays après sa maladie. Le collectif « appel à agir » vient de saisir la cour constitutionnelle pour demander une expertise médicale dans le but de démêler les fils de l’écheveau. Cette procédure vient après l’échec de celle adressée à la Cour d’appel judiciaire de Libreville. Le débat sur la vacance du pouvoir est encore relancé.

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Les voix ont retenti de tout part y compris dans l’entourage d’Ali Bongo, pour réclamer la vacance du pouvoir. Ali Bongo réalise aussi que rien ne sera plus comme avant. Ce que les Gabonais reprochent à Ali Bongo au-delà du fait qu’il ait confisqué le pouvoir, c’est le fait qu’il ait laissé le pouvoir entre les mains de sa femme Sylvia Bongo et son directeur de cabinet Brice Fargeon Alihanga après sa maladie. À leur entendement, cela constitue une personnalisation du pouvoir.

Ainsi, les Gabonais ne sont pas prêts à tolérer au dictateur de diriger le pays à vie. Ce qui attise la colère populaire, ce sont les détournements qui se multiplient. Ils sont contre ceux à qui, il a laissé le pourvoir. Les membres de l’opposition estiment que le principal instigateur de ces détournements de l’argent du contribuable est Ali Bongo lui-même. De fait, l’opposition, la société civile, les syndicats et l’armée doivent prendre leur responsabilité pour éviter que le pays ne sombre dans des violences programmées par le despote et ses valets.

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Un gouvernement de transition devrait être mis en place pour organiser des élections apaisées. Le dictateur et ses sbires savent qu’ils seront rattrapés par l’histoire. D’où sa persistance à être toujours au pouvoir. On observe des scènes d’intimidation envers l’opposition, les arrestations musclées des membres de la société civile, des morts non élucidées. Mais, cela ne doit pas émousser l’ardeur des uns et des autres pour mettre hors d’état de nuire ces délinquants.

Pour acheter certaines consciences, s’inspirant du modèle Blaise Compaoré, il parle de remaniement ministériel et d’ouverture à l’opposition. Le despote a piétiné le processus démocratique dans le pays, L’État de droit est pratiquement inexistant, et l’opposition harcelée à outrance. Il a fait du clientélisme, de l’incompétence et de la corruption, ses instruments de gouvernance. Il a profondément participé à la désorganisation du pays.

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