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Flore Mboussi A Nyam victime de la technique de torture appelée ‘Waterboarding’

Flore Mboussi A Nyam victime de la technique de torture appelée ‘Waterboarding’ | Benin Times
Flore Mboussi A Nyam victime de la technique de torture appelée ‘Waterboarding’

Les marches pacifiques du 1er juin 2019 ont démontrées que peu à peu les Camerounais se libèrent de la peur et commencent à comprendre la nécessité de réclamer leur liberté fondamentale.

Cet état d’esprit s’est traduit le 31 mai 2019 par la déclaration suivante du 1e Vice-président du MRC Mamadou MOTA YACOUBOU « Je marcherai demain, qu’ils viennent m’arrêter ». Respectant sa parole le 1e Vice-président quarantenaire a pris la tète de la marche qui s’est déroulée de manière pacifique, se soldant avec sans surprise de multiples arrestations (environ 350 manifestants et sympathisants). Les medias ont mis un accent particulier sur des personnalités arrêtées de premier plan tel que sa Majesté BILA EFFA qui est Chef Supérieur des Mvog Tsoug Mballa dans l’arrondissement de Yaoundé 2 et conseiller spécial du Prof. Maurice KAMTO, le Dr Apollinaire Legrand OKO qui est le régional du MRC pour la région du Sud du Cameroun et médecin réputé, et Mamadou MOTA numéro 2 du parti de la renaissance et Ingénieur-Agronome très dynamique.

Dans cette vague d’arrestations des militants et sympathisants du MRC lors des marches pacifiques du 1e juin 2019 une jeune pépite du MRC a particulièrement attiré l’attention de notre rédaction chez Cameronvoice de par l’intensité de la torture dont elle a été par la suite victime, il s’agit de la jeune Doctorante en Droit privé Flore MBOUSSI A NYAM. Cette jeune native de Bafia, éprise de paix et de justice a sauvagement été battue et contrainte à avaler plus d’un litre d’eau par les narines (torture de type waterboarding) puis placée en détention à la prison centrale de Kondengui. Alors on se demande pourquoi tant de déchainement envers cette jeune femme africaine dont le gouvernement camerounais exhorte au dynamisme chaque 8 mai lors de la journée de la femme. Est-ce son militantisme ou ses idées qui dérangent ? Est-ce parce qu’elle est une femme ? Est-ce la jeunesse de cette dame dans la trentaine qui pose problème ? Est-ce comme on l’avait reproché à Me Michèle NDOKI son passage sur le plateau d’Equinoxe TV où elle dénonce dans la vidéo suivante l’instauration du tribalisme d’état par le régime de Yaoundé ?

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Il est donc clair que Flore MBOUSSI A NYAM a été victime de la technique de torture moyenâgeuse appelée « Waterboarding » (simulation réelle de noyade d’un individu) qui a été utilisé plusieurs fois sur des prisonniers de guerres dans certains pays du monde. Cette technique de torture est très dangereuse et mortelle si elle est prolongée. La Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants de l’ONU inclut cette technique coercitive parmi les tortures cruelles et inacceptables. Il faut noter que cette convention adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 10 décembre 1984 a été signée par l’état du Cameroun.

Plusieurs autres femmes militantes camerounaises ont vécu des cas de violence similaires. Me Michèle NDOKI avocate et une des leaders du MRC a reçu plusieurs balles dans les jambes alors qu’elle n’était pas en train de marcher le 26 janvier 2019. On a noté des cas de tortures inhumaines suivies des traumatismes sur plusieurs femmes dont certaines du 3e âge suite aux marches blanches du 26 janvier 2019. Au soir du 28 janvier 2019 plusieurs d’entre elles ont été privées de soins, de nutrition et d’hygiène (plusieurs femmes subissant l’humiliation de ne pouvoir disposer de serviettes hygiéniques) dans leur lieu de détention au Groupement Mobile d’Intervention de Nkolfoulou non loin de la ville de Soa dans la banlieue de Yaoundé. On note actuellement ces mêmes menaces voilées à l’endroit de Tiriane Nadège NOAH BILOA en prélude à la marche du 8 juin 2019 à venir. Ceci n’est pas nouveau car dans un passé proche ou lointain, on a eu au Cameroun des femmes militantes telles qu’Edith KAH WALLAH ou Henriette EKWE violentées par le régime de Yaoundé. A quand la fin de la violence faite aux femmes camerounaises dans un contexte politique où la liberté d’expression et de manifestation est garantie par la constitution et les différentes chartes et conventions ratifiées à l’international ?

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Source : Camerounweb.com

Cet article a été relayé par un programme informatique. Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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