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Éthiopie : une opposante nommée à la tête de la Commission électorale

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Une femme opposante à la tête de la CommissionUne femme opposante à la tête de la Commission
Birtukan Mideksa prêtant serment aux côtés de Meaza Ashenafi. Source : BLOOMBERG

(APN) – L’opposante Birtukan Mideksa a été nommée par le Premier ministre à la Commission électorale. Elle devra organiser les élections générales en 2020.

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Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, nommé en avril 2018 étonne encore. Après avoir nommé pour la première fois un gouvernement paritaire, il a soutenu Sahle-Work Zewde qui est devenue la première femme présidente de l’Ethiopie. Quelque temps après, la nomination de Meaza Ashenafi à la tête de la Cour suprême est appuyée par Abiy Ahmed. Elle devint de ce fait la première femme à occuper le poste.

En août, le Premier ministre éthiopiens a promis des élections générales crédibles en 2020. De ce fait, il entame une réorganisation de la Commission électorale qui a toujours été critiquée par les opposants. La première décision forte intervient donc 3 mois après en désignant Birtukan Mideksa à la tête de celle-ci. Elle est chargée de redonner de la crédibilité à cette institution et d’organiser des élections transparentes et crédibles en 2020.

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De la prison à la Commission électorale… en passant par l’exil

Le choix de Birtukan Mideksa envoie un message fort. Ancienne juge, son parcours politique en Éthiopie est bien connu. Opposante farouche au parti politique à la tête du pays depuis 1991, elle a été emprisonnée en 2005 avant d’être libérée en 2007. Mais en 2008, elle est condamnée à la prison à vie mais elle est libérée en 2010 et s’exile aux États-Unis. De retour, elle occupera un poste clé pour l’organisation des prochaines élections.

Les membres de la majorité n’ont pas caché leur scepticisme quant à l’ancienne juge. Le Premier ministre a quant à lui tenu à rassurer les parlementaires en affirmant qu’elle a été nommée « pour sa connaissance de la Constitution et des lois du pays ».  « Elle a ses opinions, comme tout le monde, mais nous pensons qu’elle agira selon la Constitution » a-t-il ajouté. Abiy Ahmed veut faciliter les réformes électorales afin de rendre la Commission plus crédible et moins partisane.

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Afrique Post News ». Benin Times n’es pas l’auteur de ce dernier.

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