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En Côte d’Ivoire, l’ex première dame Simone Gbagbo lance un ultimatum à Ouattara

En Côte d’Ivoire, l’ex première dame Simone Gbagbo lance un ultimatum à Ouattara
En Côte d’Ivoire, l’ex première dame Simone Gbagbo lance un ultimatum à Ouattara

Simone Gbagbo séjourne actuellement à Bondoukou à la faveur d’une cérémonie de retrouvailles, organisée ce dimanche 14 avril 2019 à l’honneur d’un des fils de la région et ex-exilé pro-Gbagbo au Ghana, le ministre Secre Richard.

Libérée grâce à l’ordonnance d’amnistie signée par le Président Alassane Ouattara, Simone Gbagbo a du mal à comprendre pourquoi cette même amnistie qui a permis la libération de 800 prisonniers dont elle, ne prend pas en compte les détenus militaires et autres.

Elle exhorte le chef de l’Etat à avoir un regard bienveillant à l’égard de ces prisonniers militaires qui sont détenus, selon elle, pour les mêmes charges pour lesquelles les ex-détenus ont été amnistiés.

«Nous avons encore des officiers de notre armée qui sont encore en prison alors qu’une loi d’amnistie a été votée. Ce sont les mêmes faits qui maintiennent aujourd’hui en prison le général Dogbo Blé et les autres. Mon souhait, c’est que tous ceux qui sont détenus, soient mis en liberté; ça va même contribuer à ramener la paix et la volonté de réconciliation. Qu’ils soient libérés», a-t-elle insisté, invitant de même à créer les conditions pour le retour définitif de tous les exilés politiques.

Revenant sur les questions électorales, l’ancienne Première dame a dénoncé la violence en politique et plaidé pour une réforme totale de la Commission électorale indépendante (CEI) avant les élections de 2020.

«Ce pays (La Côte d’Ivoire) s’est retrouvé divisé pour des questions d’élections, parce que des partis politiques se sont opposés. La politique, ce n’est pas la guerre. Dans un pays, la politique ne devrait pas contribuer à la guerre. Dans un pays, les élections ne devraient pas entrainer la guerre. Nous avons le devoir, dès maintenant, sans attendre d’entrer en 2020, de nous asseoir et discuter. La CEI doit être complétement reformée. Et cela doit se faire de manière consensuelle», dira-t-elle.

La reforme totale de la CEI est d’autant plus importante que, pour Simone Gbagbo, ‘’c’est un devoir’’.

«Nous devons nous asseoir et discuter en adultes pour trouver des solutions qui garantissent la paix et la sécurité des Ivoiriens. Les élections ne doivent pas aboutir à des violences, à l’injustice. Nous l’avons expérimenté en 2010 et cela ne doit plus jamais se reproduire», a-t-elle interpellé.


Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site « Benin 24 ». Benin Times n’est pas l’auteur de ce dernier.

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