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CPI : Emmanuel Altit demande la libération immédiate et sans condition de Laurent Gbagbo

CPI : Emmanuel Altit demande la libération immédiate et sans condition de Laurent Gbagbo | Benin Times
CPI : Emmanuel Altit demande la libération immédiate et sans condition de Laurent Gbagbo

Rebondissement dans l’affaire Laurent Gbagbo à la CPI. Le conseil principal du Président Laurent Gbagbo à la cour pénale internationale, Me Emmanuel Altit passe à une vitesse supérieure dans le processus d’une totale libération de l’ancien président ivoirien, afin que ce dernier puisse rejoindre la scène politique.

Ce lundi 7 octobre 2019, dans un document de 22 pages plaidant en faveur des droits civils de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit, réclame la remise en liberté immédiate et sans aucune condition de l’ex-Président Laurent Gbagbo pour qu’il soit actif dans la politique ivoirienne qui connaîtra une élection présidentielle l’année prochaine (2020).

En effet, pour Maître Emmanuel Altit, avocat défenseur des droits de Laurent Gbagbo, aucun texte de la Cour n’impose les panoplies de conditions imposées à son client libéré depuis 1er février 2019, qui jusqu’à présent, ne bénéficie pas encore des conditions de quelqu’un qui est vraiment libre.

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Pour le conseil du camp Gbagbo, ces conditions auxquelles est soumis le président du Front populaire ivoirien, l’empêche non seulement de participer à la campagne, mais aussi lui prive la possibilité de candidater à l’élection présidentielle 2020.

Le résumé de la demande de Me Emmanuel Altit se présente comme suit : « Il est d’autant plus crucial que soient respectés les droits de Laurent Gbagbo, notamment ses droits civils et politiques de citoyen ivoirien, que s’ouvre une période politique importante pour le pays et pour la réconciliation : celle de la préparation de l’élection présidentielle de 2020. Le maintien du régime restrictif de liberté aurait dans ce contexte pour conséquence d’interdire à Laurent Gbagbo de jouer un rôle dans la vie publique et dans la réconciliation de son pays. Cela lui interdirait par exemple de participer d’une manière ou d’une autre à l’élection présidentielle à venir. Il pourrait en effet, à la demande de responsables politiques du pays, être amené à participer à la campagne ou même, par hypothèse, à poser sa propre candidature ».

Par le biais d’une telle demande, le défenseur des droits du Président Laurent Gbagbo apporte de la lumière sur les véritables raisons de l’appel de la procureure Fatou Bensouda contre la libération de son client. Pour le maître Emmanuel Altit, on veut simplement et purement éloigner son client de rejoindre la scène politique de son pays et l’empêche d’avoir aussi son mot à dire dans l’élection présidentielle 2020 comme tout autre ivoirien.

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