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Côte d’Ivoire: l’argent ne devrait pas être une « dynamique essentielle dans le choix d’un candidat », Danièle Boni-Claverie

Côte d'Ivoire: l'argent ne devrait pas être une « dynamique essentielle dans le choix d’un candidat », Danièle Boni-Claverie | Benin Times
Côte d'Ivoire: l'argent ne devrait pas être une « dynamique essentielle dans le choix d’un candidat », Danièle Boni-Claverie

Selon la présidente de l’URD, Danièle Boni-Claverie, l’argent ne devrait en aucun cas être la seule dynamique essentielle dans le choix d’un candidat. Pour cette dame de l’opposition, les 250 millions Fcfa qu’avance le parti du gouvernement en Côte d’Ivoire comme caution présidentielle est simplement inadmissible.

Selon les informations rapportées par Yeclo.com, la présidente de la formation politique de l’Union républicaine pour la démocratie, URD (Parti de l’opposition), a informé que les dirigeants et la classe de l’opposition ivoirienne sont « arrivés à un point d’accord », principalement sur « le remboursement du cautionnement qui normalement était de 10% (et qui est) maintenant à 5% »

Pour elle, les échanges sont censés se poursuivre afin de rapprocher les différentes opinions parce qu’« il y a eu des points de convergences possibles et à partir de là, cela signifie qu’on est arrivé à s’entendre sur des principes, mais il y a des modalités sur lesquelles il faut encore discuter ».

Elle poursuit en faisant savoir que l’opposition qui était contre le parrainage, a fait une concession. Lors des discussions, les parties sont « tombées d’accord sur le principe », sauf que l’opposition a proposé « un parrainage citoyen qui prendrait en compte 1% des inscrits sur la liste électorale ». 

Parlant du cautionnement pour la présidentielle, « le Rhdp (pouvoir) a proposé 250 millions Fcfa, pour nous c’était inacceptable », a indiqué Boni-Claverie défendant qu’on « ne pouvait pas mettre l’élément argent comme dynamique essentielle au niveau de l’élection et du choix d’un candidat ». 

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« Nous sommes allés en disant que sur un ticket, nous pourrions aller jusqu’à 50 millions Fcfa », rapporte-t-elle. « Voilà le plafond qui pouvait faire l’objet de discussions à nouveau », indique-t-elle.

Par ailleurs, le camp de l’opposition a demandé « la production d’attestation fiscale pour attester de la résidence ou du domicile », et a également souligné dans les points de désaccord, une autonomie de la Commission électorale indépendante (CEI), chargée d’organiser les élections. 

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Le Code électoral de la Côte d’Ivoire contient des attributions de la CEI. Pendant que le gouvernement veut que la CEI lui propose ses décisions pour validation, l’opposition défend que « son indépendance passe par l’indépendance de ses décisions » et que ce ne soit le conclave ministériel qui entérine ses décisions. Pour cela, il faudra bien que l’institution soit autonome sur le plan financier.

En ce qui concerne la liste électorale, « ce qui nous oppose c’est le découpage électoral », dit-telle, en notifiant « le financement des candidats à la présidentielle, l’organisation pratique des élections et l’environnement électoral », qui devrait être « apaisé pour accompagner ces élections », selon l’opposition ivoirienne.

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