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Coronavirus: et si les choses restaient telles qu’elles sont après la pandémie ?

Coronavirus: et si les choses restaient telles qu'elles sont après la pandémie ?
Coronavirus: et si les choses restaient telles qu'elles sont après la pandémie ?

La crise du Coronavirus bat son plein, mais on se tourne vers déjà la période d’après. Bon nombre de personnes se posent la question de savoir si les choses vont changer une fois la pandémie terminée.

Avec cette crise sanitaire, certaines personnes à l’instar de l’économiste Daniel Cohen, imagine une économie qui perdra son caractère mondialisé. Pour d’autres, à l’instar des Collapsologues, se figure l’Apocalypse (ou « le grand effondrement ») puis un monde meilleur à construire. D’autres personnes voient paraître un danger d’État sécuritaire et liberticide, où la gestion du risque serait confié à des machines. Pendant la crise mondiale, l’imagination, dopée par une grande affliction, est fertile et échafaude volontiers des scénarios de changement fondamental. Après la pandémie, quelque chose se passera-t-elle si aucun changement ne s’observe ?

Et s’il arrivait que le capitalisme sortait vainqueur de cette crise, ses virus mortels tels que la financiarisation de l’économie, les paradis fiscaux, l’explosion des inégalités, seront-ils plus forts que jamais ? Le gestionnaire d’actif, BlackRock, vient d’être appelé à la rescousse par la réserve fédérale américaine comme ce fut le cas de la Fed en 2008. Dans le but de sauver l’économie, les États-Unis ont fait sortir un carnet de chèque. Alors, les États-Unis et l’UE, sont appelés chacun à rendre effectif, un plan d’aide de près de 2000 milliards de dollars. Pendant ce temps, les États-Unis renoncent à toutes orthodoxies financières ainsi qu’à toute règle en vigueur. Force est de constater que la bourse prime sur la vie des citoyens, en ce sens que, Donald Trump est impatient de voir les Américains, malgré la crise sanitaire, reprendre le travail après le weekend de Pâques.

De même, l’Allemagne a de l’inquiétude par rapport à son industrie en panne. D’après ses ministres de l’Économie et des Finances, il serait bon de rendre souple la mesure de quarantaine pour les métiers jugés prioritaires. Sur ce, la Suède s’interroge ouvertement : « la santé de la population ou la santé de l’économie ? », « La vie ou la bourse ? ». Selon la même source, les pays de l’Europe n’ont pas de leçon à donner aux États-Unis où à la Chine. Depuis l’avènement de la pandémie en Italie, aucune solidarité n’a été observée en Allemagne ni en France. Car ceux-ci avaient refusé d’y acheminer des masques respiratoires, c’était le chacun pour soi. Les principes européens tels que le principe de précaution, la règle de solidarité entre les États membres de l’UE, la clause d’assistance mutuelle, avaient été foulés au pied.

Les pays du Sud de l’Europe à savoir la France, l’Italie, la Grèce, l’Espagne qui appellent à la rescousse se trouvent seul face à leur triste sort, à cause de l’opposition des pays du Nord tels que l’Allemagne et Pays-Bas. À noter que malgré ces lourds bilans de décès et de contamination qui s’établissent chaque 24 heures, ces pays du Nord demandent quinze Jours de réflexion pour déclencher éventuellement le mécanisme européen de solidarité.

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