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Centrafrique : au moins trois morts dans le crash d’un hélicoptère de l’ONU

Centrafrique : au moins trois morts dans le crash d’un hélicoptère de l’ONU | Benin Times
Centrafrique : au moins trois morts dans le crash d’un hélicoptère de l’ONU

Un hélicoptère de combat utilisé par les forces de l’ONU en Centrafrique s’est écrasé vendredi 27 septembre au moment de son atterrissage à Bouar, dans l’ouest du pays, faisant trois morts et un blessé, a annoncé vendredi l’ONU.

«C’est avec une peine immense que j’ai appris le crash d’un hélicoptère de combat sénégalais avec trois morts et un blessé au moment de son atterrissage à Bouar», a écrit le chef de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) sur Twitter.

Le crash de cet hélicoptère russe de type Mi-35 a été confirmé par l’armée sénégalaise dans un communiqué publié vendredi après-midi.

«L’état-major général des armées est en contact permanent avec les autorités de l’ONU en vue de l’évacuation du blessé et du rapatriement des dépouilles», a indiqué le ministère des forces armées. L’aéronef «revenait d’une mission opérationnelle» au profit de la Minusca, a-t-il ajouté.

La Minusca a mené jeudi une attaque contre le groupe armé centrafricain Retour réclamation réhabilitation (3R) à Koui, dans le nord-ouest du pays. Jeudi soir, le mouvement rebelle avait affirmé qu’une de ses bases avait été bombardée par des casques bleus. 3R fait partie des 14 groupes armés signataires le 6 février d’un accord de paix avec le gouvernement centrafricain, qui a pour ambition de mettre fin aux conflits qui déchirent le pays depuis 2013.

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Mercredi, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, avait appelé le leader des 3R, Sidiki Abass, «à livrer les auteurs des massacres commis en mai dernier dans la région de Paoua». Quarante-six civils avaient été tués par des éléments des 3R dans cette région du nord du pays. A ce jour, seuls trois auteurs présumés ont été livrés aux autorités.

Le 4 septembre, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, avait annoncé sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu’il occupait dans le cadre de l’accord de paix. Sidi Bi Soulemane avait intégré le gouvernement le 6 mars, en même temps que d’autres représentants des 14 groupes armés signataires de l’accord de Khartoum.

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Malgré une relative accalmie depuis la signature de cet accord de paix, les violences contre les civils et entre groupes armés se poursuivent en Centrafrique. Le 14 septembre, deux groupes armés signataires de l’accord se sont affrontés à Birao, dans l’extrême nord-est du pays.

Quelque 13.000 personnes ont été déplacées par ces combats, qui ont causé la mort de 23 miliciens. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par une guerre qui a forcé près d’un quart de ses 4,7 millions d’habitants à fuir leur domicile.

Avec AFP

Source: Benin 24

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